Condamnation pour injure raciale: Benoît Hamon appelle à la démission de Brice Hortefeux

POLITIQUE L'UMP contre-attaque...

Avec agence

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Le porte-parole du Parti socialiste (PS), Benoît Hamon, le 26 avril 2010 au siège du Parti socialiste à Paris.
Le porte-parole du Parti socialiste (PS), Benoît Hamon, le 26 avril 2010 au siège du Parti socialiste à Paris. — AFP / CHARLY TRIBALLEAU

«A nos yeux, la dignité, c'est d'abord de commencer à s'excuser et ensuite de partir.» Benoît Hamon a appelé Brice Hortefeux à démissionner, après sa condamnation pour injure raciale. Le ministre de l'Intérieur a écopé ce vendredi d'une amende de 750 euros pour ses propos controversés à l'adresse d'un militant UMP d'origine arabe.

«L'exemplarité réclamée par le président de la République à tous, doit s'appliquer à tous»

«Un, Brice Hortefeux est condamné. Deux, il est ministre de l'Intérieur en charge de l'ordre public et de la lutte contre les discriminations», a indiqué le porte-parole du Parti socialiste. «Dans la République exemplaire de Nicolas SarKozy, il ne devrait pas y avoir de place pour un ministre de l'Intérieur, ministre régalien, condamné pour injure raciale», a-til poursuivi.

«L'exemplarité réclamée par le président de la République à tous, doit s'appliquer à tous. Si Nicolas Sarkozy devait le garder, c'est qu'il se comporterait davantage en chef de clan qu'en président, garant de cette exemplarité républicaine», a-t-il conclu.

 

Cette demande de démission n'a pas manqué de faire réagir l'UMP. Xavier Bertrand l'a jugé «honteuse» et «déplacée», dénonçant des «attaques personnelles».

«Je vois dans les déclarations de Benoît Hamon une agitation et une manoeuvre purement politiciennes car jamais par exemple il n'a demandé la démission de Ségolène Royal quand celle-ci a été condamnée par des décisions que la Cour de cassation avait rendues définitives», a-t-il ajouté. En avril 2009, la Cour de cassation avait confirmé la condamnation de Ségolène Royal pour ne pas avoir rémunéré deux ex-attachées parlementaires, une affaire remontant à 1997.

«Personne ne saurait dire aujourd'hui que Brice Hortefeux aurait un comportement raciste»

«Les choses sont claires. Brice Hortefeux a fait appel, il n'est pas possible de parler de condamnation», a aussi déclaré le secrétaire général de l'UMP. «Le jeune lui-même avait indiqué très clairement qu'il n'avait jamais eu le sentiment d'une remarque à caractère raciste», a poursuivi le patron de l'UMP, pour qui «personne ne saurait dire aujourd'hui que Brice Hortefeux aurait un comportement raciste».

Du côté du gouvernement, le Premier ministre François Fillon a tenu à réaffirmer «son soutien», «son amitié» et «sa confiance» à Brice Hortefeux.