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mystèreAprès la libération de Mia Schem, Sarko était-il de la négo ?

Guerre Israël-Hamas : Nicolas Sarkozy a-t-il joué un rôle dans la libération de l’otage française Mia Schem ?

mystère
Une vidéo publiée jeudi par Nadine Morano sur X rend compte d’une entrevue entre l’ex-président et la mère de Mia Schem à Paris début novembre. Une publication qui laisse penser que « Sarko » aurait été mêlé à la résolution du dossier
L'ex-président de la République Nicolas Sarkozy comparaissait ce vendredi 24 novembre devant la Cour d'Appel de Paris dans le procès Bygmalion.
L'ex-président de la République Nicolas Sarkozy comparaissait ce vendredi 24 novembre devant la Cour d'Appel de Paris dans le procès Bygmalion.  - AFP / AFP
Octave Odola

Octave Odola

L'essentiel

  • Enlevée par le Hamas le 7 octobre au festival Tribe of Nova, l’otage franco-israélienne Mia Schem, 21 ans, a été libérée jeudi 30 novembre après 54 jours de captivité à Gaza.
  • Le président de la République Emmanuel Macron a exprimé sa « grande joie » après la libération de la quatrième otage franco-israélienne, sur les huit disparus.
  • « Merci à Emmanuel Macron et à Nicolas Sarkozy qui je le sais n’a rien lâché », a commenté sur X la députée européenne Nadine Morano, en publiant une vidéo d’une rencontre entre la mère de Mia Schem et l’ex-président. A-t-il œuvré à sa libération ?

Un grand bonheur face à une double incertitude : la guerre et la détention. Quelques heures avant la fin d’une trêve de sept jours entre Israël et le Hamas, la Franco-israélinne Mia Schem, a été libérée jeudi 30 novembre. La fin d’un calvaire de 54 jours pour la jeune fille de 21 ans, débuté le 7 octobre dernier lors des attaques meurtrières du mouvement islamiste. Face à cette quatrième libération d’une ressortissante, le quai d’Orsay a exprimé son « immense soulagement ».

Emmanuel Macron a communiqué sa « grande joie » sur X (ex-Twitter). C’est aussi par le biais de ce réseau social que Nadine Morano a partagé une vidéo d’une vingtaine de secondes. On y voit l’ex-président français enlacer Keren Schem, la mère de Mia, et l’un de ses frères. « Merci Emmanuel Macron et à Nicolas Sarkozy qui je le sais n’a rien lâché », a commenté la députée européenne pour accompagner ce court extrait, dénué de son.

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Proche du président en exercice, avec qui il a déjeuné à l’Elysée la semaine dernière, l’ancien homme fort de la droite a-t-il pu contribuer à faire basculer le destin de sa jeune compatriote ? Pour la députée européenne, ça ne fait pas de doute. « C’est un ancien président de la République, il a ses connexions avec le Qatar [pays médiateur dans le conflit], notamment avec l’émir. Il dispose aussi d’un savoir-faire dans la libération d’otages. Quand il peut se rendre utile, il le fait. »

« L’influence et la reconnaissance pour faire bouger les lignes »

En visite à Sderot en octobre, Nadine Morano discute avec la mère de Mia, qui, selon elle, émet le souhait de rencontrer l’ancien président. Chose faite le 8 novembre dernier à Paris par l’entremise de l’ex-ministre et de Meyer Habib, député des Français de l’étranger. « Il lui a donné des conseils sur la manière dont elle devait agir. Il a l’influence nécessaire et la reconnaissance pour faire bouger les lignes ».

Contacté par 20 Minutes, l’entourage de Nicolas Sarkozy précise que l’ancien président « est respectueux de la diplomatie française » et ne veut surtout pas « court-circuiter » l’équipe au pouvoir. Lors de l’entrevue avec la famille, il aurait surtout sensibilisé la famille de Mia sur un point : ne jamais relâcher la médiatisation autour de l’otage. Mais, quand il est sollicité, « il ne fait jamais les choses seul », martèle-t-on. Sollicités, ni l’Elysée ni le ministère des Affaire Etrangères n’ont pour l’instant souhaité commenter le rôle joué par l’ancien chef de l’Etat dans la libération de la jeune fille.

Quatre personnes toujours « disparues »

D’ailleurs, Nicolas Sarkozy a opté pour la discrétion sur les réseaux sociaux. Il n’a pas commenté ou publié de post relatif à la libération de Mia, préférant relayer une nouvelle séance de dédicace à venir de son dernier ouvrage.

Outre Mia, conduite à l’hôpital après sa libération, trois autres mineurs franco-israéliens, Erez et Sahar Kalderon et Eitan Yahalomi, ont été libérés. Encore quatre « disparus » français sont toujours aux mains du Hamas.

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