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DémocratieElisabeth Borne sort un énième 49.3 pour faire adopter le budget de la Sécu

Budget de la Sécu : Elisabeth Borne déclenche un vingtième 49.3 pour une adoption définitive sans vote

DémocratieLa France insoumise a déposé une nouvelle motion de censure, qui n’a aucune chance d’aboutir
La Première ministre a eu recours au 49.3 sur l'intégralité des textes budgétaires de cette session.
La Première ministre a eu recours au 49.3 sur l'intégralité des textes budgétaires de cette session. - JULIEN DE ROSA / AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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La Première ministre Elisabeth Borne a déclenché vendredi une nouvelle fois l’article 49.3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, pour obtenir cette fois l’adoption définitive sans vote du projet de budget de la Sécurité sociale. Suivant une chorégraphie devenue habituelle, ce 20ème recours au 49.3, devant un hémicycle quasiment désert, a suscité en riposte l’annonce d’une nouvelle motion de censure par le groupe LFI. Elle sera co-signée par des députés des autres groupes de gauche, ont indiqué les Insoumis. Son examen est prévu lundi matin, et son rejet attendu vaudra adoption définitive du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2024.

« C’est un budget de 640 milliards d’euros pour notre modèle social, ce sont des moyens en hausse pour notre santé, pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap », a fait valoir Elisabeth Borne, dans une intervention lapidaire. La cheffe de file des députés Insoumis, Mathilde Panot, a répliqué sur X, avec un visuel de la Première ministre en train de vapoter : « Alors que près de quatre Français sur dix renoncent à se soigner, nous censurerons ce gouvernement incapable et autoritaire ».

Le déficit de la Sécu, désormais estimé à 8,7 milliards pour 2023, atteindrait 10,5 milliards toutes branches confondues en 2024 (contre 11,2 mds dans le texte initial) selon les dernières estimations du gouvernement. Les comptes sont notamment plombés par la hausse des dépenses de l’assurance maladie. Le gouvernement prévoit de les contenir à +3,2 %, grâce à des mesures d’économies portant notamment sur les dépenses en médicaments, des laboratoires d’analyse ou encore les arrêts maladie.

Certaines crispent les oppositions, à l’instar de la possibilité de suspendre les indemnités d’un assuré quand un médecin mandaté par l’employeur juge son arrêt de travail injustifié. D’autres sont plus consensuelles, comme la gratuité des préservatifs pour les moins de 26 ans ou encore le remboursement des protections périodiques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans. Dans la matinée, le Sénat dominé par la droite avait rejeté sans surprise ce budget en nouvelle lecture, constatant d’irréconciliables divergences avec le gouvernement.

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