« Le combat contre l’extrême droite ne passe plus par des arguments moraux », estime Emmanuel Macron

recadrage Le président de la République semble prendre ses distances avec Elisabeth Borne qui a estimé que le Rassemblement national était l' « héritier de Pétain »

20 Minutes avec AFP
— 
Le président français Emmanuel Macron, le 25 mai 2023
Le président français Emmanuel Macron, le 25 mai 2023 — Blondet Eliot -POOL/SIPA

Petit recadrage de la Première ministre. Emmanuel Macron a affirmé mardi devant le Conseil des ministres qu’il ne fallait pas combattre l’extrême droite « par des arguments moraux. » Il semble alors prendre ses distances avec Elisabeth Borne qui a estimé que le Rassemblement national était l'« héritier de Pétain », ont rapporté des participants.

« Vous n’arriverez pas à faire croire à des millions de Français qui ont voté pour l’extrême droite que ce sont des fascistes », a lancé le chef de l’Etat en présence de sa Première ministre, selon ces participants qui confirment des propos rapportés par Le Parisien et Le Figaro.

« Décrédibiliser » sur le fond

Dans un entretien diffusé dimanche par Radio J, la cheffe du gouvernement s’en est pris au Rassemblement national, dont elle a dit ne pas croire « à la normalisation ».

« Le combat contre l’extrême droite ne passe plus par des arguments moraux », a assuré le président Macron en Conseil des ministres. Selon lui, « il faut décrédibiliser » le RN « par le fond et les incohérences » plutôt que par des « mots des années 90 qui ne fonctionnent plus ».