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Réforme des retraites : Macron s'en prend aux oppositions, la Nupes retire encore des amendements

debatsAlors que l’examen du texte en première lecture doit s’achever vendredi à minuit à l’Assemblée, mercredi à minuit il restait encore près de 11.000 amendements
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, le 6 février 2023.
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, le 6 février 2023. - Jacques Witt / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Les députés vont-ils finalement avoir le temps de débattre sur l’article 7 du texte sur la réforme des retraites ? La réponse est encore totalement incertaine, mais un nouveau pas a été franchi mercredi soir dans cette direction. La Nupes a en effet décidé de retirer de nombreux amendements, dans le but affiché d’examiner d’ici la fin de la semaine l’article décrié prévoyant le recul de l’âge de départ à 64 ans.

LFI a retiré « plus d’un millier » d’amendements en fin de soirée et les socialistes « 90 % des leurs », a indiqué une source parlementaire. « L’objectif, c’est de passer au vote, nous espérons le plus vite possible, sur ce fameux article 7 », a expliqué le député PS Philippe Brun, jugeant qu’il y avait « une majorité possible dans l’hémicycle pour voter contre » la mesure d’âge qui cristallise l’opposition à la réforme. Il faut dire que la veille, l’Assemblée nationale a rejeté l’article 2 concernant la mise en place d’un index senior dans les entreprises, destiné à encourager l’emploi de salariés âgés.


A la fin de la séance mercredi à minuit, il restait encore près de 11.000 amendements au compteur au total, alors que l’examen du texte en première lecture doit s’achever vendredi à minuit à l’Assemblée. Emmanuel Macron s'en est pris mercredi vigoureusement aux oppositions. «Les oppositions n'ont plus de boussole et sont totalement perdues», a affirmé en Conseil des ministres le chef de l'Etat, très discret en public sur le projet-phare de son second quinquennat, selon deux participants qui ont confirmé à l'AFP des propos rapportés par Le Figaro.

Débats autour des pistes de financement des retraites

Les débats mercredi se sont longuement attardés sur les pistes de financement de la gauche, présentées comme des alternatives à la mesure d’âge. L’Assemblée a notamment rejeté des amendements de la Nupes (LFI, PS, EELV, PCF) demandant « de rétablir et renforcer » l’impôt sur la fortune ou encore d’augmenter la CSG sur le capital, afin de dégager de nouvelles ressources pour les retraites.

Ces amendements « permettent un certain moment de vérité », a ironisé dans l’hémicycle le ministre des Comptes publics Gabriel Attal. « Vous avez enfin reconnu qu’il y avait un problème de financement après l’avoir nié pendant des mois ». « Personne ici n’a nié le déficit » à venir, « ce que nous contestons, c’est votre vision catastrophiste », a rétorqué la députée écologiste Marie-Charlotte Garin.

Le RN dépose une motion de censure

La majorité a aussi plusieurs fois visé le groupe RN de Marine Le Pen, qui a déposé mercredi une motion de censure. « C’est votre droit » de déposer une motion de censure, a dit Gabriel Attal, mais « vous, il n’y a pas besoin de vous censurer, vous ne dites rien, vous êtes muets, vous n’avez aucune proposition ».

NOTRE DOSSIER SUR LA REFORME DES RETRAITES

En fin de séance, les députés ont par ailleurs adopté un amendement du groupe Renaissance visant à harmoniser le régime social applicable aux indemnités de rupture conventionnelle, afin de « supprimer l’incitation » à y recourir avant l’âge légal du départ en retraite.

La Nupes a en outre plusieurs fois demandé une prolongation des débats au-delà de la limite prévue vendredi à minuit, qui rend incertain un vote sur l’article 7. « Chers collègues, annulez vos vacances au ski et prolongeons nos débats », a ainsi appelé l’Insoumis Louis Boyard.

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