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EXECUTIFLe projet de loi immigration présenté mercredi en Conseil des ministres

Le projet de loi immigration présenté mercredi en Conseil des ministres

EXECUTIFLe projet de loi est porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et celui du Travail Olivier Dussopt. Tous deux seront présents au compte rendu du Conseil des ministres
Le ministre de l'Interieur Gerald Darmanin.
Le ministre de l'Interieur Gerald Darmanin. - JEANNE ACCORSINI/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’exécutif ouvre mercredi un nouveau chantier explosif, en pleine bataille des retraites, avec la présentation en Conseil des ministres d’un projet de loi sur l’immigration qui braque largement, de la droite à la gauche. Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation massive contre la réforme des retraites, le chef de l’Etat entend maintenir le tempo de l’action gouvernementale et de son deuxième quinquennat.



Et, si possible, faire diversion. « L’immigration reste un sujet majeur de préoccupation des Français », esquisse un cadre de la majorité. Le texte prévoit une série de mesures pour faciliter les expulsions, surtout des étrangers « délinquants », une réforme du droit d’asile et un volet intégration, notamment la régularisation des travailleurs sans-papiers dans les « métiers en tension » (restauration, bâtiment..) où les employeurs peinent à embaucher.

« Il faut de la fermeté et de l’humanité (…) On ne peut pas accueillir tout le monde », résumait Emmanuel Macron en décembre dans Le Parisien, tout en appelant à « intégrer plus vite et mieux » ceux qui obtiennent l’asile. Le projet de loi est porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, pour son volet sécuritaire, et celui du Travail, Olivier Dussopt, pour la partie plus économique et sociale. Tous deux seront présents au compte rendu du Conseil des ministres, en fin de matinée, au côté du porte-parole du gouvernement Olivier Véran.

« Radicalement déséquilibré »

Destiné à séduire à la fois la droite républicaine, de plus en plus radicale sur le sujet, et la gauche, qui dénonce les conditions d’accueil des étrangers, le texte a fini par fâcher tout le monde… et pourrait nécessiter de déclencher l’arme constitutionnelle du 49.3, qui permet son adoption sans vote.

La majorité elle-même apparaît divisée, entre tenants de l’aile droite, prêts à le durcir encore si nécessaire, et élus issus de la gauche, qui y voient des lignes rouges. « C’est un texte radicalement déséquilibré puisqu’il va très loin à gauche, et très loin à droite », concède un député Renaissance. « Il permettra aussi de prendre l’opinion publique à témoin de ce qu’il faudrait faire », veut-il croire.

Le texte arrive au lendemain d’un double constat : une hausse de 31 % des demandes d’asile (137.000) en 2022 et de 15 % des expulsions (15.400), celles-ci restant néanmoins inférieures d’un tiers à celles de 2019, avant le Covid-19.

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