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NEGoCIATIONSLa CFDT reste mobilisée contre l’âge de départ à la retraite à 64 ou 65 ans

Réforme des retraites : Malgré sa rencontre avec Borne, la CFDT reste mobilisée contre le report à 64 ou 65 ans

NEGoCIATIONSLa Première ministre Elisabeth Borne reçoit à Matignon jusqu’à ce mercredi les dirigeants des organisations syndicales et patronales
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, à Matignon après sa rencontre avec la Première ministre Elisabeth Borne, le 3 janvier 2022.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, à Matignon après sa rencontre avec la Première ministre Elisabeth Borne, le 3 janvier 2022. - Jacques Witt / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Elisabeth Borne n’a pas réussi mardi à convaincre les syndicats. « La CFDT se mobilisera » en cas de relèvement à 64 ou 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite, a ainsi prévenu le secrétaire général du premier syndicat français, à sa sortie d’un rendez-vous à Matignon.

« On ressort déterminés à ne pas laisser passer une réforme qui va d’abord impacter les plus modestes », a souligné Laurent Berger, premier reçu par la Première ministre qui reçoit jusqu’à ce mercredi les dirigeants des organisations syndicales et patronales sur la réforme des retraites.

Déterminée à relever de deux ou trois ans l’âge légal de départ au motif de rétablir l’équilibre des régimes de retraites, Elisabeth Borne a temporisé à nouveau mardi matin en affirmant que le seuil de « 65 ans » n’était pas « un totem ». Mais « la CFDT ne sort pas en disant "on a fait plier la Première ministre" », a dit Laurent Berger après son entrevue avec elle. « Je le dis ici et je l’ai dit à la Première ministre : s’il y a un report de l’âge légal de départ en retraite à 64 ou 65 ans, la CFDT se mobilisera pour contester cette réforme ».

Une réforme « qui n’est pas nécessaire aujourd’hui »

« Contrairement à ce qu’a dit le président de la République lors de ses vœux, cette réforme, telle qu’elle se profile, ce n’est pas une réforme qui rendra le système plus juste, c’est une réforme qui rendra le système plus injuste et qui n’est pas nécessaire aujourd’hui (…) Pour autant ce gouvernement s’apprête à prendre les mesures les plus dures de ces trente dernières années dans une réforme des retraites », a-t-il argué.

Le responsable a aussi déploré n’avoir « pas eu beaucoup d’éclaircissements » sur d’autres points, comme l’emploi des seniors, les carrières longues, la pénibilité et le minimum contributif. Voyant les rencontres bilatérales avec les partenaires sociaux comme un « dernier tour de piste » avant la présentation de la réforme prévue le 10 janvier, Laurent Berger s’est donc dit d’ores et déjà « déterminé » à appeler « les salariés à se mobiliser » dans la rue, en lien avec les autres syndicats.

FO promet une mobilisation « importante »

Reçu à sa suite, le président de la CFE-CGC François Hommeril a lui aussi expliqué que la réforme n’était « pas justifiée » et « injuste ». Si la Première ministre « propose un certain nombre de mesures », telles qu’un « suivi renforcé plus important de la population par la médecine du travail dans l’entreprise à partir d’un certain âge », « nous ne sommes pas tout à fait sur la même planète », lui a-t-il expliqué.

En début de soirée, le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot, a affiché la même détermination, promettant une mobilisation « importante », car une « majorité de Français est contre un recul de l’âge de départ ». « Ça veut dire grèves, manifestations et puis les assemblées générales décideront de la reconduction de la grève ». Il reste maintenant à la Première ministre une journée pour tenter de temporiser avec les autres leaders syndicaux.

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