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La vie du partiLe sénateur Hervé Marseille élu président de l’UDI

Le sénateur Hervé Marseille élu président de l’UDI

La vie du partiIl succède ainsi à Jean-Christophe Lagarde
Le sénateur UDI Hervé Marseille.
Le sénateur UDI Hervé Marseille.  - AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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Le sénateur des Hauts-de-Seine Hervé Marseille a été élu ce samedi président de l’UDI en remplacement de Jean-Christophe Lagarde, lors d’un vote en congrès où il était le seul candidat. Le patron du groupe Union des démocrates et indépendants (UDI) au Sénat, 68 ans, assurait l’intérim à ce poste depuis la démission, le 20 octobre, de Jean-Christophe Lagarde, affaibli par des ennuis judiciaires. Jean-Christophe Lagarde s’était déjà mis en retrait de ses fonctions après sa défaite aux législatives de juin.

Le nouveau patron du parti a rendu hommage à son prédécesseur « qui a fait ce geste », ainsi qu’à Jean-Louis Borloo, fondateur du parti et invité exceptionnel de ce congrès à Boulogne-Billancourt. « C’est le début du mouvement de regroupement des forces humanistes et républicaines dans notre pays », avait précédemment lancé Jean-Louis Borloo, applaudi debout à la fin de son intervention.



Revifier le parti

Hervé Marseille a dressé une feuille de route pour revivifier le parti tombé à 10.000 adhérents, contre 30.000 à sa création : il faudra « changer les statuts » et travailler à des structures régionales, a assuré l’élu des Hauts-de-Seine. « Il va falloir profiter de cette année sans élection » pour mener ce travail, a-t-il ajouté.

Se félicitant de l’intérêt porté par Emmanuel Macron au groupe Liot (auquel l’UDI appartient à l’Assemblée), il a rappelé que « nous sommes responsables et indépendants ». « On est prêts à travailler sur les textes nécessaires pour le pays, faire des majorités et coalitions indispensables » mais « on ne nous fera pas faire ce qu’on ne veut pas », a-t-il averti.

Retraites, immigration…

Sur les retraites ainsi, « il ne suffit pas de faire une mesure d’âge » car « si on passe en force, ça ira mal ». Appelant à réfléchir sur les carrières longues et la pénibilité, il s’est aussi interrogé sur les 35 heures : « si on travaillait une demi-heure de plus par semaine, est-ce que ça débloquerait la mesure d’âge ? »

Sur l’immigration qui va faire l’objet d’un projet de loi en début d’année, « on va travailler le texte, pas dire non par principe » mais « l’essentiel de ce qu’on peut faire, c’est au niveau européen », a-t-il rappelé, en soulignant l’ADN européen du parti de centre-droit. « Etre centriste, c’est avoir une vision sociale de la société », a-t-il ajouté, en déplorant « deux grands absents dans le budget (en cours d’examen) : la dépendance et le logement ».

Le jeu des alliances

« On va peser parce qu’on va construire des majorités de projet », avait auparavant affirmé la vice-présidente UDI du Sénat Valérie Létard. Alors que les alliés LR élisent également leur président ce week-end, M. Marseille a rappelé que « ce sont eux qui votent (les adhérents), mais les conséquences sont pour tout le monde ».

« Nous attendrons de savoir quelle est leur ligne politique » et leur attitude vis-à-vis des partenaires : « A une époque, ils parlaient de la droite et du centre, aujourd’hui c’est la droite qui parle à la droite » mais « si elle va trop à droite on sait ce que ça donne, jetez un petit coup d’œil derrière les Alpes », a-t-il lancé, alors qu’Eric Ciotti et Bruno Retailleau sont en lice chez LR.

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