Présidence de LR : Entre Eric Ciotti et Bruno Retailleau, Aurélien Pradié ne donnera « aucune consigne de vote »

SECRET Au premier tour, Aurélien Pradié est arrivé troisième (22,3 %), derrière Eric Ciotti (42,73 %) et Bruno Retailleau (34,46 %)

20 Minutes avec AFP
Aurélien Pradié, au siège des Républicains, à Paris le 4 décembre 2022.
Aurélien Pradié, au siège des Républicains, à Paris le 4 décembre 2022. — Jacques Witt

Les assauts d’amabilité d’Eric Ciotti et de Bruno Retailleau n’auront pas porté leurs fruits. Aurélien Pradié, arrivé troisième au premier tour de l’élection à la présidence du parti Les Républicains, ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour, a annoncé mardi soir le député du Lot au Figaro.

« Je ne donnerai aucune consigne de vote (…) je laisse les adhérents libres de leur choix et je leur fais confiance », a indiqué Aurélien Pradié, qui votera « dans le secret de l’isoloir ». Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a récolté 42,73 % des voix au premier tour dimanche, contre 34,46 % pour le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. Aurélien Pradié est lui arrivé troisième avec 22,3 % des voix.

Pradié veut des gages sur la réforme des retraites

« On est très courtisés depuis hier », reconnaissait lundi un soutien d’Aurélien Pradié en évoquant les deux camps restant en lice. « Que d’amour mes amis ! » avait d’ailleurs ironiquement tweeté le député du Lot. « Je crois que je n’avais jamais été autant aimé », insiste-t-il dans le Figaro : « Mais attention à la drague, quand elle n’est pas sincère et qu’elle est insistante, elle peut tourner à la grossièreté ».

Interrogé sur ses contacts avec ses concurrents Eric Ciotti et Bruno Retailleau, Aurélien Pradié affirme les avoir tous les deux félicités. Mais, dit-il, « s’ils veulent respecter les 22 % d’électeurs qui m’ont fait confiance, il faut s’intéresser aux idées. Près d’un quart des adhérents a choisi un candidat qui rejetait la réforme des retraites proposée par Emmanuel Macron au motif qu’elle est injuste. J’attends qu’avant le second tour mes amis se positionnent sur la réforme des retraites ; qu’ils disent très clairement que les Républicains ne pactiseront ni avec Emmanuel Macron, ni avec Éric Zemmour ni avec Marine Le Pen. » « Eric et Bruno », conclut-il, « porteront-ils avec nous ces combats qui sortent des rengaines et incarnent la droite qui parle à tous les Français ? ».