Hausse du pass Navigo : L’abonnement mensuel passera à 84,10 euros en 2023, en augmentation de 12 %

transports L’abonnement mensuel va passer de 75,20 à 84,10 euros, a indiqué ce mardi Ile de France Mobilités. Cette annonce survient après le déblocage par l’Etat d’une aide de 200 millions d’euros à l’autorité régionale des transports

20 Minutes avec AFP
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Pass Navigo : Les usagers en colère après l’augmentation du prix des transports en IDF — 20 Minutes

Un temps annoncé à 90 euros. L’abonnement mensuel Navigo dans les transports publics franciliens va augmenter de 12 % en 2023, et passer de 75,20 à 84,10 euros, a indiqué ce mardi Ile-de-France Mobilités (IDFM). La hausse de 20 %, effective si l’abonnement passait à 90 euros, est donc évitée.

Le torchon brûlait depuis plusieurs mois entre l’exécutif et la présidente d’IDFM Valérie Pécresse. L’ancienne candidate LR à la présidentielle cherchait 450 millions d’euros pour boucler son budget de fonctionnement 2023, grevé par l’inflation et la flambée des prix de l’énergie. Ce budget, qui ne peut être en déficit, doit être adopté mercredi.

Une aide de 200 millions d’euros débloquée par l’Etat

Le ministre délégué aux Transports Clément Beaune annonce ce mardi après-midi une aide de 200 millions d’euros à IDFM. « Ces 200 millions supplémentaires n’ont qu’un seul but : protéger les usagers et éviter qu’on ait un passe Navigo qui explose », a précisé le ministre au quotidien Le Parisien, soulignant un « geste très puissant et exceptionnel. »

« La réponse de l’État est bienvenue, mais elle reste ponctuelle et partielle », a estimé IDFM dans un communiqué.

Valérie Pécresse, qui ne veut ni baisser l’offre de transport (laquelle doit tout juste remonter à 100 %), ni renoncer à ses investissements, avait menacé de suspendre une série de paiements liés à de grands projets pilotés par l’État, comme la préparation des jeux Olympiques et le métro du Grand Paris. Elle avait aussi annoncé qu’IDFM ne paierait plus pour les réductions pour les étrangers en situation irrégulière, et ne rembourserait plus à l’État l’avance consentie pour éponger les pertes liées au Covid.