LR : Franck Louvrier veut que son parti noue un « contrat de gouvernement » avec Emmanuel Macron

ALLIANCE Selon le maire de La Baule, sans l’aide des Républicains « Emmanuel Macron sera condamné à l’immobilisme »

20 Minutes avec AFP
Le siège de LR, le 26 novembre 2022.
Le siège de LR, le 26 novembre 2022. — Jacques Witt

Franck Louvrier a la solution pour éviter que toute réforme soit « stoppée dans le pays ». Le maire LR de La Baule plaide pour que son parti, qui commence à élire son nouveau président ce dimanche, noue un « contrat de gouvernement » avec Emmanuel Macron.

« Soit nous acceptons de conclure un contrat de gouvernement dans la transparence vis-à-vis de nos électeurs, soit Emmanuel Macron sera condamné à l’immobilisme », estime Franck Louvrier dans un entretien au JDD.

Des alliances « se nouent déjà au quotidien au Parlement »

Avec une simple majorité relative pour le gouvernement à l’Assemblée, et sans possibilité de recourir massivement à l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter les textes, « toute réforme serait alors stoppée dans le pays ». « Je ne crois pas que ce soit ce que les Français attendent de nous », insiste encore ce proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui fait valoir que « des alliances se nouent déjà au quotidien au Parlement avec la majorité présidentielle ».

Cet appel de Franck Louvrier intervient alors que le parti Les Républicains tient ce dimanche le premier tour de son élection pour se choisir un nouveau président, entre les députés Eric Ciotti et Aurélien Pradié, et le sénateur Bruno Retailleau. Si chacun des trois candidats a durant la campagne durci son discours pour mieux se démarquer de la macronie, le maire de La Baule s’inquiète d’un possible rapprochement avec l’extrême droite, synonyme pour lui de « fin des Républicains ».

« Aujourd’hui, j’ai un doute sur l’étanchéité de notre parti. Je n’ai pas entendu les trois candidats, dans cette campagne interne, rejeter urbi et orbi l’union des droites pour les années à venir », déplore-t-il. Il épingle notamment la stratégie qui consiste à « renvoyer dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen », « au lieu d’exprimer clairement une opposition systématique au RN ».

« Dans son histoire, jamais la droite ne l’a emporté seule » et a donc « noué des alliances, avec les centristes notamment, en refusant tout accord avec les partis extrêmes ». « Dès lors, si on veut gagner à nouveau, avec qui faut-il s’allier ? Ne pas poser cette question fondamentale, c’est refuser de débattre des conditions d’une possible victoire », s’alarme encore Franck Louvrier.