Pyrénées-Orientales : Le RN Louis Aliot largement en tête du 1er tour sur le canton de Perpignan-Canohès

Départementale Le maire de Perpignan a recueilli 44,07 % des voix. Le second tour aura lieu le 4 décembre

20 Minutes avec AFP
Louis Aliot au Cap d'Agde, le 16 septembre 2022.
Louis Aliot au Cap d'Agde, le 16 septembre 2022. — Alain ROBERT/SIPA

Les électeurs du canton de Perpignan-Canohès ont placé, dimanche, Louis Aliot largement devant les autres candidats. Le maire RN de Perpignan est arrivé en tête du premier tour de cette élection départementale partielle dans les Pyrénées-Orientales. Le conseiller sortant socialiste est même éliminé.

Recueillant 44,07 % des suffrages exprimés, le ténor du Rassemblement national et sa binôme Carla Muti, conseillère municipale à Canohès, ont devancé le duo divers droite de Jean-Louis Chambon et Florence Micolau (27,63 %). Ils s’affronteront au second tour le 4 décembre.

Mathias Blanc appelle « à voter Chambon »

Avec 26,36 % des voix, le conseiller départemental sortant, Mathias Blanc (PS), est éliminé à l’issue d’un scrutin où la participation s’est élevée à seulement 21,63 %. « J’appelle à voter Chambon pour faire battre Aliot », a déclaré cet avocat de 39 ans, après avoir appris son élimination pour 43 voix.

En mai 2021, dans ce 5e canton de Perpignan-Canohès, le binôme PS l’avait emporté au second tour avec 51 % des voix, mais moins de cent de plus que celui du RN (49 %). L’élection a toutefois été invalidée par le Conseil d’Etat du fait de l’inéligibilité du candidat du parti de Marine Le Pen, un ancien responsable des douanes.

La gauche garde le contrôle du département

Lors de ce premier scrutin, le duo de droite, déjà conduit par Jean-Louis Chambon, maire de Canohès, avait été éliminé d’une voix au premier tour par ses adversaires socialistes Mathias Blanc et Françoise Chatard, les deux binômes totalisant un peu moins de 24 % des suffrages, derrière les 36 % du RN.

Le Rassemblement national désormais dirigé par Jordan Bardella, qui en a pris la présidence en battant Louis Aliot début novembre, tentera dimanche de renforcer son ancrage dans un département dont il tient la principale ville, ainsi que les quatre sièges de député depuis les législatives de juin. Par contre, malgré la défaite du conseiller sortant, socialistes et communistes conserveront le contrôle de l’assemblée départementale.