Enquête McKinsey : « Macron a confié la France à des liquidateurs », accuse Jordan Bardella

AFFAIRES Après l’annonce de l’ouverture d’informations judiciaires sur le rôle des cabinets de conseil pendant ses campagnes 2017 et 2022, le président du RN dénonce les actes d’Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP
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Le député européen du Rassemblement national Jordan Bardella.
Le député européen du Rassemblement national Jordan Bardella. — AFP

Le nouveau président du RN Jordan Bardella a fustigé l’attitude d’Emmanuel Macron, après l’ouverture jeudi d’informations judiciaires par le Parquet national financier sur le rôle des cabinets de conseil durant les campagnes 2017 et 2022.

« Emmanuel Macron a confié la France à des liquidateurs, à des prédateurs d’en haut et à des prédateurs d’en bas », a déclaré Jordan Bardella sur franceinfo, ajoutant que les cabinets de conseils mis en cause « ne travaillent pas dans l’intérêt de la nation française et du peuple français ».

L’eurodéputé a rappelé que selon un rapport sénatorial publié en mars 2022, des cabinets privés comme McKinsey « ont bénéficié d’importants marchés publics. »

Pas lieu de « remettre en cause l’immunité » du président

Pour lui, « cette affaire s’inscrit un dans un phénomène un peu plus global ». « On sait très bien qu’il y a des liens entre Emmanuel Macron et ces cabinets privés américains », a-t-il affirmé, citant la vente d’Alstom à General Electrics ou encore les Uber files et le rôle d’Emmanuel Macron dans l’implantation d’Uber en France, alors qu’il était ministre de l’Economie.

Il a néanmoins estimé qu’il n’y avait « pas lieu de remettre en cause l’immunité présidentielle », qui fait que le président ne peut pas témoigner ou faire l’objet de poursuites pendant son mandat.



Le Parquet national financier a annoncé jeudi avoir ouvert fin octobre deux informations judiciaires : l’une vise notamment le chef de « minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne ». L’autre porte sur un éventuel « favoritisme et recel de favoritisme ».