Affaire Quatennens : L’avenir du député LFI à l’Assemblée nationale s’obscurcit

CONSEQUENCES Les appels à la démission du cadre du parti LFI se multiplient. Le député du Nord, accusé de violences conjugales par son épouse, sera entendu par la justice le 13 décembre

20 Minutes avec AFP
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Le cadre de la France insoumise Adrien Quatennens, accusé de violences conjugales, ne participera plus à l'activité du groupe insoumis tant que la justice n'aura pas statué sur l'affaire.
Le cadre de la France insoumise Adrien Quatennens, accusé de violences conjugales, ne participera plus à l'activité du groupe insoumis tant que la justice n'aura pas statué sur l'affaire. — AFP

L’avenir politique d’Adrien Quatennens, accusé par son épouse de violences depuis « plusieurs années », est de plus en plus compromis : les appels à la démission du député insoumis se multiplient et son groupe l’a exclu de ses activités jusqu’à une décision de justice mi-décembre.

Après les nouvelles accusations portées mercredi par son épouse Céline Quatennens, évoquant des « violences physiques et psychologiques » exercées depuis « plusieurs années », plusieurs responsables politiques considèrent que le retour dans l’hémicycle du député du Nord, en retrait depuis les premières révélations de l’affaire en septembre, est impossible.

La présidente des députés RN Marine Le Pen a estimé que LFI devait « l’exclure », la cheffe des députés Renaissance Aurore Bergé qu’il n’avait « plus sa place dans l’hémicycle », le patron des socialistes Olivier Faure que son retour était « impossible », l’écologiste Sandrine Rousseau qu’il « ne pouvait plus siéger ».

Pas de nouvelle réaction de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, qui avait exprimé dans un premier temps son soutien à son poulain Adrien Quatennens en septembre, ne s’est pas encore exprimé depuis les nouvelles accusations.



Après quelques heures d’embarras, le groupe insoumis à l’Assemblée, qui préparait le retour de l’élu, a décidé mercredi soir de ne pas le réintégrer dans ses activités parlementaires, jusqu’à ce qu’une décision de justice soit prise.

Le député du Nord est convoqué le 13 décembre par la justice dans le d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité.