« Si Nicolas Sarkozy souhaite quitter LR qu’il le fasse », déclare Bruno Retailleau

SPéculations Le sénateur de droite accuse au passage l’ancien président d’avoir contribué à la réélection d’Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP
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Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, le 21 septembre 2022 à l'Elysée.
Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, le 21 septembre 2022 à l'Elysée. — Emmanuel DUNAND/AFP

Une rumeur court à droite de l’échiquier politique : l’ancien président Nicolas Sarkozy aurait l’intention de quitter Les Républicains si Bruno Retailleau est élu à la tête du parti. « Si Nicolas Sarkozy souhaite quitter LR, qu’il le fasse », a réagi ce mardi Bruno Retailleau, interrogé par Europe 1.

« Je vais vous faire une confidence : si je suis élu et si Nicolas Sarkozy souhaite quitter LR, qu’il le fasse. Je ne le retiendrai pas et même je le comprends », a déclaré le chef de file des sénateurs LR et candidat à la présidence du parti. « Je veux refonder une vraie droite », a martelé Bruno Retailleau, en lice pour la présidence de LR avec le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, le secrétaire général de LR Aurélien Pradié et le maire d’Orléans Serge Grouard.

« Une droite qui soit vraiment de droite »

« Je comprends que tous ceux qui ont mis beaucoup d’énergie à la réélection de Monsieur Macron ne souhaitent pas me voir accéder à la présidence de LR parce qu’ils savent qu’avec moi, je ne transigerai jamais là-dessus. Jamais. Je veux une droite qui soit vraiment de droite. Je le disais, pas une droite à mi-temps, pas une moitié de droite, la droite complète », a-t-il affirmé.

« Je pense que notre passé est aussi un passif », a encore lancé le sénateur de Vendée, ajoutant : « ce que je reproche à ma propre famille politique c’est souvent de s’être excusée, c’est tous ces abandons et ces lâchetés ».

Une « succession d’échecs »

« Pourquoi est-ce que l’on a connu cette succession d’échecs ? Je vais vous donner quelques exemples de ces reculs, de ces abandons », a-t-il développé.

« Certes, on a fait la défiscalisation des 35 heures mais on ne les a pas abandonnées, les 35 heures. Certes, on a fait des peines plancher mais on a abandonné la double peine. Certes, on a réduit un peu la fonction publique mais on a fait les ARS [agences régionales de santé] qui ont bureaucratisé la santé », a-t-il critiqué.