Xavier Bertrand se dit « prêt à soutenir » une réforme des retraites

TRAVAIL L’ancien candidat à la primaire de LR pour la présidentielle s’est dit favorable à ce que l’on « travaille un peu plus longtemps »

20 Minutes avec AFP
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Xavier Bertrand a lancé samedi, à Saint-Quentin (Aisne)  son mouvement "Nous France"
Xavier Bertrand a lancé samedi, à Saint-Quentin (Aisne) son mouvement "Nous France" — AFP

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, toujours adhérent de LR mais qui vient de créer un nouveau parti à droite, s’est dit dimanche « prêt à soutenir » une réforme des retraites. Sur BFM TV, l’ancien candidat à la primaire de LR pour la présidentielle s’est dit favorable à ce que l’on « travaille un peu plus longtemps », une « voie centrale » selon lui face aux deux autres que sont la baisse des prestations ou la hausse des cotisations.

L’exécutif souhaite engager cette semaine une concertation avec les partis politiques et les partenaires sociaux au sujet de sa réforme des retraites, dont l’objectif est de porter progressivement, d’ici à 2031, l’âge de départ à 65 ans. Olivier Marleix, chef de file des députés LR, a dit souhaiter que la durée du travail aille « progressivement jusqu’à 64 ans ».

« Assurer l’équilibre du régime pour payer les retraites »

« Je suis prêt à soutenir une réforme des retraites qui contiendra des efforts parce qu’il faut assurer l’équilibre du régime pour payer les retraites, pas pour faire des économies, mais il faut clairement de la justice et un vrai texte ad hoc », a plaidé sur BFM TV Xavier Bertrand, qui avait mené une réforme des retraites à la fin des années 2000, sous le mandat de Nicolas Sarkozy.

Selon lui, « à partir du moment où vous demandez un effort, vous devez avoir de la justice ». Or « l’injustice française, c’est le temps qu’il vous reste à vivre en bonne santé quand vous prenez vos retraites », a-t-il expliqué, citant le cas des métiers pénibles physiquement : « Ceux-là doivent partir plus tôt. Voilà où est la justice ». Xavier Bertrand, qui a lancé samedi son mouvement Nous France, a également récusé la perspective d’un « passage en force » au Parlement, « parce qu’autrement, dès le départ, vous n’aurez pas l’adhésion des Français ».

Les carrières longues, la pénibilité, « la prévention de l’usure au travail », « les sujets d’aménagement de fin de carrière, et de transition entre l’emploi et la retraite », « l’emploi des seniors et la lutte contre la discrimination dont peuvent être victimes les seniors », « les régimes spéciaux », « la revalorisation (à 1.100 euros) du minimum de pension pour les personnes qui ont eu une carrière complète » font partie des thèmes ouverts à la concertation, avait détaillé ces derniers jours la Première ministre Élisabeth Borne.