EELV : Accusé de harcèlement moral, Julien Bayou démissionne de son poste de secrétaire national

CHUTE Il est accusé de harcèlement moral envers son ex-compagne

20 Minutes avec AFP
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Julien Bayou lors de la fête de L'Humanité 2022 au Plessis-Pate, Bretigny-Sur-Orge, le 10 Septembre.
Julien Bayou lors de la fête de L'Humanité 2022 au Plessis-Pate, Bretigny-Sur-Orge, le 10 Septembre. — MPP/SIPA

La démission du secrétaire général se produit aussi au lendemain du rejet par les Verts d’un référendum interne pour simplifier l’organisation et adapter EELV à la « conquête du pouvoir », qui était soutenu par la direction du parti, plongeant un peu plus la formation  de la présidence du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, dénonçant une situation « intenable » dans un communiqué.

« Je suis accusé de faits qui ne me sont pas présentés, dont mes accusateurs-ices disent qu’ils ne sont pas pénalement répréhensibles, et dont je ne peux pour autant pas me défendre puisqu’on refuse de m’entendre », a expliqué Julien Bayou, précisant qu’il tiendra une conférence de presse à 16 heures.

Une situation « intenable »

« Cette situation est intenable et le contexte délétère semble empêcher tout discernement, dans un moment où la société bascule et cherche le point d’équilibre pour cette si nécessaire révolution féministe », a-t-il ajouté, soulignant que sa décision « ne remettait en question » ni son mandat de député ni son « engagement présent et à venir ».

Depuis plusieurs jours, le parti des verts était secoué par les accusations de harcèlement moral contre Julien Bayou par une ex-compagne. Le témoignage dans une émission lundi de la députée Sandrine Rousseau, qui a rencontré cette ex-compagne, a conduit le groupe écologiste à l’Assemblée nationale à suspendre Julien Bayou de sa coprésidence.

Référendum interne

L'ex-candidat des Verts à la présidentielle Yannick Jadot avait invité dimanche Julien Bayou à se mettre «en retrait» du secrétariat national d'EELV.

La démission du secrétaire général se produit aussi au lendemain du rejet par les Verts d'un référendum interne pour simplifier l'organisation et adapter EELV à la «conquête du pouvoir», qui était soutenu par la direction du parti, plongeant un peu plus la formation écologiste dans la crise.