Affaire Quatennens : Les cellules d’écoute de la Nupes « étouffent la parole des victimes », juge Isabelle Rome

ACCUSATIONS « Cette cellule constitue in fine un huis clos qui étouffe la parole des victimes au lieu de la libérer », estime la ministre

20 Minutes avec AFP
La ministre déléguée à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, à Paris, le 14 septembre 2022.
La ministre déléguée à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, à Paris, le 14 septembre 2022. — Ludovic MARIN / AFP

La ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes a fustigé la Nupes après la révélation d’accusations de violences faites aux femmes par des cadres politiques à gauche. D’après Isabelle Rome, les cellules d’écoutes du mouvement « étouffent la parole des victimes »

Pour Isabelle Rome, l’affaire Quatennens démontre ainsi « l’inopérance des "cellules d’écoute" mises en place par la Nupes ». « Plutôt que de permettre aux victimes de se tourner vers les forces de l’ordre puis d’emprunter la voie judiciaire (…), cette cellule constitue in fine un huis clos qui étouffe la parole des victimes au lieu de la libérer », a estimé Isabelle Rome dans une réaction transmise à l’AFP.

Des violences qui « n’épargnent aucune formation politique »

Figure de la jeune garde de La France insoumise (LFI), le député Adrien Quatennens a reconnu des violences conjugales envers son épouse. Il est sous le coup d’une enquête, qui fait suite à une main courante.

L’affaire a eu un effet domino chez les écologistes avec des accusations de « comportements de nature à briser la santé morale des femmes » lancée par la députée EELV Sandrine Rousseau à l’encontre de Julien Bayou, coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale. Ex-magistrate, la ministre déléguée, qui a appelé « toutes les victimes à déposer plainte », juge nécessaire de « travailler collectivement » sur les violences sexistes et sexuelles qui « n’épargnent aucune formation politique ».