Julien Bayou accusé par Sandrine Rousseau de « comportements de nature à briser la santé morale des femmes »

EELV La députée écologiste affirme avoir longuement écouté une ex-compagne du patron d'EELV

20 Minutes avec AFP
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Julien Bayou. (Photo by Thomas SAMSON / AFP)
Julien Bayou. (Photo by Thomas SAMSON / AFP) — AFP

Sandrine Rousseau pointe du doigt le patron de son parti. La députée et finaliste de la primaire écologiste a rapporté lundi sur France 5 avoir reçu chez elle une femme accusant le secrétaire national d’EELV Julien Bayou de « comportements de nature à briser la santé morale des femmes ».

Interrogée à propos du député de Paris, dans un numéro de l’émission C à vous consacré en partie aux violences conjugales qu’a avouées dimanche le député LFI Adrien Quatennens, Sandrine Rousseau a répondu : « J’ai reçu chez moi très longuement une ex-compagne de Julien Bayou [...] Elles sont manifestement plusieurs, moi je n’ai entendu qu’un seul témoignage. Une enquête journalistique semble être en cours. »

Sandrine Rousseau évoque « une tentative de suicide »

L' éco-féministe a raconté : « Au moment où j’ai reçu cette femme, elle était dans un état très déprimé, elle était très mal, elle a d’ailleurs fait une tentative de suicide quelques semaines après ». « Ca fait partie des questions qui vont venir sur la table » au parti, a ajouté Sandrine Rousseau.

Interrogée pour savoir si elle pensait qu’il fallait que Julien Bayou se mette en retrait comme Adrien Quatennens vient de le faire chez LFI, elle a répondu : « On verra, step by step ("chaque chose en son temps"). »

Une « instrumentalisation » pour Julien Bayou

Julien Bayou, qui n’était pas joignable dans l’immédiat, avait assuré début juillet au Figaro qu’il serait interrogé par une commission interne du parti « dans les meilleurs délais sur ce qui ne constitue en rien des violences sexistes ou sexuelles ni des comportements inappropriés envers quiconque ».

« Il s’agit malheureusement d’une histoire qui se termine dans la souffrance, et d’une rupture qui s’accompagne de menaces à peine voilées à mon endroit et d’une forme d’instrumentalisation que je ne peux que déplorer », avait-il ajouté.

Il avait évoqué « une rancœur qu’elle ne cache pas puisqu’elle m’a clairement écrit, trois jours après avoir saisi la commission interne d’EELV : "Inquiète-toi. Je vais revenir et en force. (…) La chute va être douloureuse." »