Affaire Quatennens : « Il n’y avait pas d’autres choix » que sa mise en retrait de LFI, reconnaît Manon Aubry

VIOLENCES Le député LFI Adrien Quatennens, en instance de divorce, a reconnu des actes de violences sur sa femme

R. G.-V.
La députée européenne insoumise, Manon Auby, lors des négociations de la Nupes. (archives)
La députée européenne insoumise, Manon Auby, lors des négociations de la Nupes. (archives) — BERTRAND GUAY / AFP

Une décision « nécessaire » et « inéluctable » : c’est par ces mots que la députée européenne insoumise, Manon Aubry, a commenté la « mise en retrait » d’Adrien Quatennens des instances du mouvement après que le député du Nord a reconnu des actes de violences sur sa femme. C’est ce qu’elle a déclaré à France Info, ce lundi.

Si l’insoumise reconnaît un certain état de « sidération » la semaine dernière dans le mouvement, elle estime que celui-ci « a rapidement laissé place à l’action. Je suis fière que dans un mouvement féministe, on ne regarde pas ses pompes et que l’on se dise que lorsqu’un homme reconnaît des violences conjugales, il ne peut plus porter la parole politique ».

« Une réaction politique »

La position de Manon Aubry tranche en partie avec celle d’autres leaders de LFI, plus prompt à dire leur soutien à Adrien Quatennens qu’à son épouse. Au premier rang desquels Jean-Luc Mélenchon qui a insisté pour lui exprimer sa « confiance » et son « affection ». « Ce ne sont pas mes mots, tranche la députée européenne. Je pense que Jean-Luc Mélenchon se sentait un peu trahi par Adrien Quatennens. Pour moi, l’urgence, c’était d’abord une réaction politique. »



Mardi 13 septembre, Le Canard enchaîné a révélé que Céline Quatennens avait déposé une main courante contre son mari, à qui elle a annoncé fin août son souhait de divorcer. Adrien Quatennens, jusque-là coordinateur national de La France insoumise, a reconnu plusieurs faits de violence et de harcèlement dans un long communiqué, dimanche, où il a annoncé sa « mise en retrait ».