Copé sur la polygamie et le niqab: «Hortefeux a raison de mettre les pieds dans le plat

POLITIQUE Le chef des députés UMP vole au secours du ministre de l'Intérieur...

Avec agence

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Jean-François Copé, chef des députés UMP à l'Assemblée Nationale, le 30 janvier à Paris.
Jean-François Copé, chef des députés UMP à l'Assemblée Nationale, le 30 janvier à Paris. — SIPA

Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, a jugé dimanche que Brice Hortefeux avait «eu raison de mettre les pieds dans le plat» en demandant l'éventuelle déchéance de la nationalité française d'un homme soupçonné de polygamie et de fraude aux aides sociales, conjoint d'une femme verbalisée pour conduite en niqab.

Invité du «Forum» Radio J, Jean-François Copé a estimé que «sur ce sujet, ce que beaucoup de Français demandent, c'est que sur un certain nombre de points, on remette les choses à l'endroit». «Il y a des choses totalement incohérentes avec l'ordre public dans la société», a-t-il dit. Il a apporté son soutien au ministre de l'Intérieur qui a demandé à son collègue Eric Besson (Immigration) d'étudier le cas du conjoint de la femme verbalisée début avril à Nantes pour conduite en niqab (voile intégral, ndlr). L'homme est soupçonné par le ministre de polygamie - il aurait quatre femmes et douze enfants, selon lui - et de fraude aux aides sociales.

Ayrault apostrophé

«Brice Hortefeux a tout à fait raison de mettre les pieds dans le plat. Je le soutiens tout à fait. Dans une société démocratique, il y a des choses qu'on peut faire et d'autres qu'on ne peut pas faire», a déclaré Jean-François Copé. Alors que le député-maire de Nantes et président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault s'est étonné que le gouvernement feigne de découvrir la situation de cet homme qui était connue «depuis longtemps des services de l'Etat», Jean-François Copé a estimé que «la question n'était pas de savoir pourquoi on ne l'a pas fait avant - elle est maintenant sur la table - mais quelle est la position de Jean-Marc Ayrault».

«Est-ce qu'il donne raison au ministre de l'Intérieur, ou est-ce qu'il considère, que, dans l'opposition, il faut être systématiquement contre et, en clair, cautionner ce type de pratique», a poursuivi le député-maire de Meaux.

Une interdiction avant août

S'agissant du projet de loi d'interdiction générale du voile intégral, il a réaffirmé sa volonté que «cette loi soit adoptée avant le mois d'août, avant la fin de la session extraordinaire de juillet», dont il a annoncé, au passage, la tenue. Pour lui, que les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, Gérard Larcher et Bernard Accoyer, soient opposés à la procédure d'urgence (une lecture du texte dans chaque assemblée, ndlr) «ne doit être un point de divergence».

Jean-François Copé a en outre éreinté les socialistes dont Pierre Moscovici, hostile au voile intégral, mais contre une loi d'interdiction générale. «Une lâcheté inouïe» , selon lui.

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