Ségolène Royal: «La méthode gouvernementale ne va pas»

POLITIQUE Pour la socialiste, l'Etat est trop autoritaire, et refuse toute concertation...

J. M.

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Ségolène Royal, le 18 mars 2010 à La Rochelle.
Ségolène Royal, le 18 mars 2010 à La Rochelle. — NOSSANT/SIPA

Le gouvernement est trop autoritaire. Pour Ségolène Royal, qui s'exprimait ce vendredi sur France Inter, l'Etat refuse la concertation, et ce sur tous les fronts. Xynthia, les retraites: «une concertation, c'est s'écouter», a lancé la présidente de la région Poitou-Charentes.

«Atteindre un objectif si possible consensuel» sur les retraites

«La méthode gouvernementale ne va pas», a estimé la madone du PS interrogée par Nicolas Demorand. Car si elle reconnaît que, concernant les zones noires après le passage de la tempête Xynthia dans sa région, le gouvernement a eu une parole d'apaisement, Ségolène Royal estime que «c'est déjà pas mal» mais qu'«un changement de vocabulaire ne suffit pas».

Pour la présidente de la région, l'Etat doit en effet suspendre le zonage «décidé de façon unilatérale et autoritaire», et discuter autour de «contre-expertises contradictoires». Une concertation qui s'impose dans sa région, mais pas seulement. Pour Ségolène Royal, dans le dossier des retraites, il convient également «d'atteindre un objectif si possible consensuel».

«Faire cotiser le capital»

«La retraite, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas», a martelé la socialiste. Et pour Ségolène Royal, il convient de «remettre à plat les avantages fiscaux offerts aux plus riches» avant d'entamer une véritable concertation sur le sujet. Sans oublier de «faire cotiser le capital», et pas seulement les revenus du travail.

Un discours de campagne, Ségolène? «Je viens d'être élue de façon extraordinaire dans la région qui est la mienne, je me consacre à ce mandat», a éludé l'ex-candidate à la présidentielle 2007, qui dit s'attacher à «trouver des solutions locales au désordre global». Avant de lacher, en réponse à un auditeur quelques minutes plus tard: «Nous verrson le moment venu».