Xynthia: «une prise en charge individuelle au cas par cas»

TEMPETE C’est ce qu'a promis François Fillon pendant un point presse ce mardi...

L. B. avec Agence

— 

Vue aérienne de L'Aiguillon-sur-Mer, le 1er mars 2010, après le passage de la tempête Xynthia.
Vue aérienne de L'Aiguillon-sur-Mer, le 1er mars 2010, après le passage de la tempête Xynthia. — R. DUVIGNAU/REUTERS

Fermeté et pédagogie sont les mots d'ordre de François Fillon. Ce dernier s'est exprimé sur la «procédure exceptionnelle» pendant un point presse ce mardi, à l'issue de la réunion organisée à Matignon avec les ministres concernés par les suites de la tempête Xynthia. 

Il n'y a pas de modification concernant le tracé des «zones noires» où seront rasées les habitations. Le Premier ministre compte mettre en place un dispositif de médiation sur le terrain - en particulier en Vendée et en Charente-Maritime. Dans les 48 heures, des délégués à la solidarité, sous l'autorité des préfets, recevront les personnes qui souhaitent des explications sur les critères choisis par l'Etat pour délimiter ces zones. François Fillon veut en effet «une prise en charge individuelle au cas par cas». Par ailleurs, il compte demander aux assurances de réduire de 3 mois à 1 mois le délai d'indemnisation des victimes. 

>> Suivez cette réunion de crise sur 20minutes.fr

Vérifier la mobilisation des services de l’Etat

Nicolas Sarkozy avait aussi réaffirmé ce lundi que les victimes de la tempête ne se réinstalleraient pas dans ces zones. Il avait demandé que se tienne rapidement la réunion à laquelle ont participé ce mardi Jean-Louis Borloo (Environnement), Christine Lagarde (Economie), Brice Hortefeux (Intérieur), Bruno Le Maire (Agriculture), Luc Chatel (Education), François Baroin (Budget), Chantal Jouanno (Environnement), Benoist Apparu (Logement) et Dominique Bussereau (Transports), afin de «vérifier la mobilisation effective des services de l’Etat aux côtés des sinistrés et le respect» des principes qu'il avait lui-même arrêtés au lendemain de la catastrophe.

Dominique Bussereau dépose une motion

Sous sa casquette de président UMP du Conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau a déposé une motion au président de la République, pour «assurer la protection des habitats», qu’il devait remettre aussi en main propre au Premier ministre ce mardi à Matignon. Certaines victimes de la tempête ont déjà annoncé qu’elles iraient en justice pour lutter contre la destruction de leur maison.