La petite question qui fâche d'une député UMP à Sarkozy

POLITIQUE Le courage de Jacqueline Irles a été salué par ses collègues...

Avec agence

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La député UMP, Jacqueline Irles, le 6 novembre 2007 à l'Assemblée nationale.
La député UMP, Jacqueline Irles, le 6 novembre 2007 à l'Assemblée nationale. — J.DEMARTHON/AFP

Elle a osé braver le chef. Jacqueline Irles, député UMP a été saluée par ses collègues pour avoir posé au président Nicolas Sarkozy une question sur son «désamour» avec l'opinion, mercredi, lors de la réception des députés UMP à l'Elysée.

«Je lui ai dit que, pendant sa campagne, il a suscité un espoir exceptionnel et que là, on a l'impression que le désamour était proportionnel à l'espoir qu'il avait généré», a expliqué à la presse l'élue des Pyrénées-Orientales en sortant de l'Elysée.

Nouvelle députée élue en 2007, Jacqueline Irles a ensuite demandé au chef de l'Etat, au plus bas dans les sondages (il est passé pour la première fois, selon Sofres-Logica, sous la barre symbolique des 30%), «ce qu'il comptait faire pour remonter sa cote d'amour».

«Je suis là pour faire»

«A la sortie beaucoup de collègues m'ont dit "tu as eu le courage de lui demander ce que l'on pensait tous. On avait besoin qu'il nous rassure là-dessus"», a-t-elle déclaré. Selon un député UMP, le chef de l'Etat a répondu: «Je ne suis pas là pour être aimé ou mal aimé, je suis là pour faire».

«Il nous a dit qu'il avait besoin de travailler avec nous, que cela lui manquait le travail avec son groupe. Il nous a proposé une réunion mensuelle. C'est lourd comme engagement, on a tous des plannings serrés. C'est un geste d'amour fort en disant "j'ai besoin de vous, il faut que je vous voie tous les mois", s'est enthousiasmée Jacqueline Irles. D'après elle, Nicolas Sarkozy a aussi ajouté «que c'était normal à milieu de mandat, qu'il se posait quand même des questions, qu'il avait une responsabilité».