Le PS n'a pas violé ses statuts en choisissant Hélène Mandroux

POLITIQUE Le tribunal de grande instance de Paris a tranché...

Avec agence

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Georges Frêche, dans son bureau au conseil régional de Montpellier, le 29 janvier 2010.
Georges Frêche, dans son bureau au conseil régional de Montpellier, le 29 janvier 2010. — REUTERS

N’en déplaise à Georges Frêche, non, le PS n’est pas hors la loi. Le tribunal de grande instance de Paris a jugé mercredi que le Parti socialiste n'a pas violé ses statuts en donnant son investiture à une liste anti-Frêche conduite par Hélène Mandroux pour les récentes élections régionales.

Après les propos controversés sur la «tronche pas catholique» de Laurent Fabius fin janvier, le Bureau national du PS (direction) avait désigné la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, tête de liste en Languedoc-Roussillon, et appelé toutes les fédérations socialistes départementales de la région à se ranger derrière cette candidature.

Didier Codorniou, ancien international de rugby devenu maire socialiste de Gruissan (Aude), et qui, lui, avait été désigné tête de liste pour l’Aude et premier des socialistes par un vote des militants le 1er octobre, s'était alors rebiffé. Il avait engagé un recours devant le TGI de Paris pour faire annuler la désignation d’Hélène Mandroux.

Le bureau national «n’a pas outrepassé ses pouvoirs»

Lors de l'audience du 10 mars, l'avocat de Didier Codorniou, un élu proche de Georges Frêche qui a depuis été exclu du PS, avait dénoncé «une violation très grave des statuts, mais surtout des principes, du Parti socialiste».

Mercredi, la Première chambre civile a pourtant «débouté M. Codorniou de ses demandes».

Dans son jugement, le tribunal a estimé que Didier Codorniou «ne justifie pas que la décision prise par le bureau national du Parti socialiste, le 2 février 2010, a été rendue dans des conditions contrevenant aux statuts et aux règles de ce parti et justifiant cette annulation». En d'autres termes, le bureau national «n'a pas outrepassé ses pouvoirs».

Le 21 mars, Georges Frêche, candidat à sa propre succession à la tête de la région Languedoc-Roussillon, a remporté le second tour des régionales dans cette région, très loin devant ses adversaires UMP et Front national, avec 54,19% des voix, contre 26,43% et 19,38% pour les deux autres.