Georges Tron est accusé par le «Canard Enchaîné» de vivre dans un HLM

POLEMIQUE Le secrétaire d'Etat à la Fonction Publique dément...

O.R. avec agence

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Le député de l'Essonne Georges Tron, en 2002.
Le député de l'Essonne Georges Tron, en 2002. — FRANCOIS GUILLOT/AFP

A peine est-il nommé qu’une polémique touche Georges Tron. Le Canard Enchaîné, dans son édition de ce mercredi, affirme que le nouveau secrétaire d'Etat à la Fonction Publique continue de louer un appartement HLM de 118 mètres carrés, pour 1.200 euros par mois, à Paris. Une information démentie par Georges Tron, qui affirme louer un «appartement ILN» (immeuble à loyer normal) pour 1.401,88 euros, hors charges.

Propriété de la société anonyme d'HLM Domaxis, cet appartement de six pièces, situé dans le XVe arrondissement de la capitale, lui avait été attribué le 30 septembre 1992 sur le contingent de logement sociaux de la mairie de Paris, dirigé à l'époque par Jacques Chirac, selon l'hebdomadaire. 

Si Georges Tron confirme la date d’occupation, il assure que le bailleur, la société Domaxis, «a procédé à des augmentations de loyer de l'ordre de 5% par an ces dernières années, excepté en 2009 où la dite augmentation a atteint un montant de 2%, soit deux fois cependant celui de l'indice de référence». 

Des accusations en décembre 2007

Le député UMP de l'Essonne, qui a été nommé lundi au gouvernement, s'était vu reprocher par des élus locaux en décembre 2007 l'utilisation de ce logement, dont l'existence avait été évoquée par un article du journal satirique.

Le gouvernement était alors agité par un scandale immobilier visant Jean-Paul Bolufer, le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin.

Ce dernier avait été contraint de démissionner après un article du Canard Enchaîné révélant qu'il louait un appartement à loyer modéré appartenant à la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981 et payait ses loyers depuis cette date au tarif fixé par la Régie.

Cité par le journal Le Parisien le 26 décembre 2007, Georges Tron avait réfuté tout amalgame avec l'affaire Bolufer, indiquant que l'appartement HLM n'était «pas son lieu de résidence» mais celui de son épouse et de ses filles et qu'il était «loué au prix du marché». Il avait enfin affirmé qu'il était «en négociation pour acheter».