Régionales: les mauvais élèves du gouvernement sont sur le départ

POLITIQUE Ils ont séché les élections ou n'ont pas fait ce qu'il fallait... ils risquent de devoir faire leurs cartons très bientôt. Tour d'horizon...

O.R.

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Le gouvernement Nicolas Sarkozy pose, le 24 juin 2009, sur le perron de l'Elysée, à Paris
Le gouvernement Nicolas Sarkozy pose, le 24 juin 2009, sur le perron de l'Elysée, à Paris — STEVENS FREDERIC/SIPA

Le dérapage qui va coûter cher. Après ses propos controversés sur la Guadeloupe, Marie-Luce Penchard, élimée dès le premier tour des régionales, risque de devoir dire adieu à son portefeuille de ministre déléguée à l’outre-mer.

Zéro pointé: le score qui fait mal. Pour l’UMP, c’est Xavier Darcos qui bat les records vers le bas. Le ministre du Travail, en Aquitaine, obtient 28,01% des voix. Un score qui risque fort de lui coûter sa place au gouvernement.

Le Nouveau centre qui n'apporte rien?  Plus de réserve de voix, des mauvais scores aux régionales (comme pour Valérie Létard, dans le Nord). Hervé Morin et Valérie Létard vont-ils devoir faire leurs valises?

Celle qui ne voulait pas se prononcer. En refusant de répondre à une question sur son vote aux régionales, Fadela Amara avait provoqué l’agacement de l’UMP. La secrétaire d’Etat à la politique de la ville risque d’en payer le prix.

Le mea culpa. Eric Besson a déclaré assumer sa «part de responsabilité, je suis ministre, j'ai mené un certain nombre de débats et certains pensent que ces débats ont contribué à l'affaiblissement de la majorité ou du Front national, ce n'est pas ce que je ressens, mais je l'entends».
 
L’ouverture qui fait mal. Pour certains à droite, la grande responsable de la défaite, c’est l’ouverture. Entre les deux tours, le chiraquien François Baroin a estimé qu’elle «crée des courants d'air à droite». Dimanche soir, c’était au tour de Christine Boutin de s’emporter: «le problème de l’ouverture, ça suffit». Bernard Kouchner et Martin Hirsch risque d’être les moutons noirs du gouvernement.
 
Un silence qui tue? On n’a quasiment pas entendu Patrick Devedjian pendant la campagne. Est-ce pour cela que, selon l’AFP, le ministre de la relance est en train de faire ses cartons, ce lundi?