A l'UMP, les ténors de la majorité assurent le SAV de la défaite

REPORTAGE Au siège de l'UMP, les dirigeants du parti assume la défaite...

Vincent Vantighem

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Eric Besson, ministre de l'Immigration, répond aux journalistes au siège de l'UMP après le second tour des régionales.
Eric Besson, ministre de l'Immigration, répond aux journalistes au siège de l'UMP après le second tour des régionales. — FRANCOIS GUILLOT / AFP

«On a fait toute la campagne comme des fous. Et c’est comme ça que vous nous remerciez!» La vieille dame avait mis son plus beau chapeau. Pourtant, elle est restée à la porte du siège de l’UMP, rue La Boétie, victime comme une vingtaine de Jeunes Populaires de la forte affluence.

>> La carte des résultats définitifs est par ici

A l’intérieur, les journalistes télé jouent des coudes pour leur direct. Et les militants se battent pour voir un coin de l’écran de télé. «C’est vraiment trop petit ici», résume une militante. La liesse à l’annonce du résultat de l’Alsace n’en est que plus belle. Et après? Le silence retentit quand France 2 annonce la victoire de Michel Vauzelle en Provence Alpes Côte d’Azur. Il se fait assourdissant quand les 61% de Ségolène Royal s’affichent ostensiblement à l’écran.

 

«Il fallait faire les réformes»

«La gauche a gagné ces élections. C’est indéniable et il faut le reconnaître, assume Marc Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP, au milieu de la mêlée. Mais la majorité résiste bien dans un certain nombre d'endroits, notamment là où elle est au pouvoir depuis longtemps, comme en Alsace.» Contrairement à la semaine dernière où le siège était vide, les ténors de l’UMP assurent le SAV de la défaite.

Dans un coin Christine Boutin enchaîne les interviews: «Il fallait faire les réformes. Mais elles étaient mal comprises. Mais il faut continuer les réformes! C’est une nécessité.» La meute de journalistes s’agglutine autour d’elle et de Marc-Philippe Daubresse qui accuse le coup et se met à suer à grosses gouttes. A l’entrée, Christian Estrosi et NKM ont réussi à convaincre le physio. Ils font leur entrée dans l’arène. Marc-Philippe Daubresse va pouvoir aller prendre l’air.