David Assouline: «Il ne tient qu'à nous de gagner 2012»

INTERVIEW Le secrétaire national à la communication et la mobilisation du PS veut voir plus loin que les régionales...

Propos recueillis par Julien Ménielle

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HALEY / SIPA
Que faut-il retenir de ce scrutin?

A titre personnel, je retiens ce rapport de force gauche droite, comme je n'en avais jamais vu dans ma déjà longue carrière de militant. La droite n'a jamais cessé de creuser les inégalités sociales, et est restée sourde au message des électeurs après le premier tour. Elle le paie aujourd'hui.

Qu'allez-vous faire maintenant?
On se met au boulot dans nos régions, et vite. Mais il faut aussi préparer l'alternance: il ne tient qu'à nous de gagner 2012. Avec ces résultats, nous devons être à la hauteur et proposer avec les écologistes un projet pour changer vraiment la vie des gens. Nous devrons faire preuve de cohérence, et ne pas additionner les sensibilités.

Les écologistes, justement, ont l'air frileux pour proposer un candidat unique dès le 1er tour...
Tout le monde est d'accord pour travailler à un projet commun. Nous avons réussi à nous mettre d'accord rapidement entre les deux tours des régionales, nous y arriverons en 2012 car nous partageons les mêmes valeurs. Quant aux stratégies des uns et des autres... Nous aurons face à nous la volonté du peuple de gauche qui ne voudra pas un jour de plus de Sarkozy, ce qui nous aidera à nous mettre d'accord.

En attendant, pensez-vous que le gouvernement doit être remanié?
Il doit changer de politique. Et pour changer de politique, on change souvent les têtes. Mais si les têtes changent et pas la politique, alors c'est "circulez y a rien à voir". Et il ne faut pas attendre 2012 pour alléger la vie des Français.