Ces régions qui ont marqué le scrutin

REGIONALES L'Alsace reste à droite, la Corse passe à gauche...

Julien Ménielle

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Jean-Marie Le Pen, tête de liste FN en Paca, s'est rendu à Saint-Cloud le 21 mars 2010 pour voter au second tour des régionales.
Jean-Marie Le Pen, tête de liste FN en Paca, s'est rendu à Saint-Cloud le 21 mars 2010 pour voter au second tour des régionales. — THIBAULT CAMUS/AP/SIPA
La Réunion passe du rouge au bleu

Triangulaire fatale à la gauche dans l'océan indien. Dès la fin de l'après-midi, le député UMP Didier Robert a annoncé sa victoire (45,46%). Il permet à la droite de récupérer une région jusqu'ici tenue par Paul Vergès, leader et fondateur du puissant PC réunionnais, qui récolte 35,55% des voix. Le parti socialiste avait fait le choix de se maintenir. La liste emmenée par le socialiste Michel Vergoz a recueilli 18,99% des suffrages et n'a pas profité de la forte hausse de la participation.

>> La carte des résultats région  par région est par ici

L'Alsace reste à droite
Jusqu'au bout, la région aura été indécise. Un temps assuré de conserver l'un de ses deux seul bastion en métropole, la droite a vu revenir la liste d'union de la gauche dans la dernière ligne droite. Trop tard, car selon les premières estimations, les électeurs ont été entre  46% et 47,1% à choisir la liste de l’UMP Philippe Richert, contre 38,7% à 39,50 pour la liste PS-EE de Jacques Bigot.

Le Pen récolte un quart des votes en Paca
La région reste à gauche, mais le scrutin est marqué par le score élevé obtenu par Jean-Marie Le Pen. Le président du FN a en effet récolté 22,5 à 24,9% des voix exprimées, face à la liste de Michel Vauzelle (PS-EE-FG)  qui l'emporte avec 42,50% à 44%, et de Thierry Mariani (UMP-NC) et ses 32,6% à 33,5%. Bien que battu, le leader frontiste s'est félicité des résultats des régionales, qui marquent selon lui «l'effondrement du sarkozysme».

La Corse vire au rose
Dans l'île de beauté se tenait la seule quadrangulaire de ces élections régionales, avec deux listes indépendantistes. Une joute dont est finalement sortie vainqueure la liste de gauche, avec 36,70% des voix contre 27,50% pour la liste UMP. A l'inverse de l'Alsace, la région bascule donc à gauche.

En Paca, Georges Frêche dans un fauteuil: le sien
Débarassé de sa rivale socialiste Hélène Mandroux, le président sortant, dissident du PS avait face à lui 2 adversaires dans cette triangulaire. Il conserve son fauteuil avec 53,30% à 53,50% des suffrages. Les 19 à 19,50% obtenus par la liste du Front national auront été fatals à son adversaire UMP Raymond Couderc, qui obtient 27% à 27,7%.