Jean-Marie Le Pen estime avoir «subi les mêmes épreuves» que Simone Veil

DECLARATION Le président du Front national a perdu son père pendant la guerre...

Julien Ménielle

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Deux fois député, présent au second tour de la présidentielle en 2002, Jean-Marie Le Pen a été deux fois conseiller régional de Paca.
Deux fois député, présent au second tour de la présidentielle en 2002, Jean-Marie Le Pen a été deux fois conseiller régional de Paca. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Jean-Marie Le Pen a «un certain nombre d'affinités» avec Simone Veil. C'est par cette pirouette que le président du Front national a éludé la question que lui a posé un auditeur ce vendredi matin sur France Inter au sujet de l'entrée de l'ancienne ministre à l'Académie française. «Nous avons subi les mêmes épreuves», va même jusqu'à assurer le leader frontiste pour argumenter le fait qu'il n'a «aucune raison de ne pas se réjouir».

«Moi j'ai perdu mon père pendant la guerre aussi»

«Elle a perdu ses parents pendant la guerre, moi j'ai perdu mon père pendant la guerre aussi», finit par argumenter Jean-Marie Le Pen. En effet, celui-ci est pupille de la nation, depuis que son père a péri, son bateau ayant heurté une mine en 1942. Une «épreuve» pour le jeune homme. Mais pas exactement du même acabit que celles traversées par Simone Veil.

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L'ancienne ministre de la Santé a en effet perdu son père au cours de la seconde guerre mondiale. Celui-ci n'est jamais revenu de sa déportation en Lituanie, de même que son fils, le frère de Simone Veil. Car c'est toute sa famille qui a été déportée en 1944. Une «épreuve» à laquelle sa mère ne survivra pas non plus, emportée par le typhus.

Un drame commun

Seules Simone Veil et ses deux sœurs Madeleine et Denise reviendront des camps de concentration. De cette période, l'ancienne ministre a gardé le numéro 78651, gravé dans sa chair et désormais sur son épée d'immortelle. Au leader frontiste, les chambres à gaz inspireront une déclaration qui lui vaudra une condamnation pour «banalisation de crimes contre l'humanité» et «consentement à l'horrible».

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