PS/Europe Ecologie: L'accord national qui n'en était pas un

REGIONALES Europe Ecologie a démenti les annonces du PS et du secrétaire national adjoint des Verts...

C.C. et C.M. avec agence

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B.EDME / AP / SIPA

Les socialistes étaient sans doute un peu trop optimistes. Toute la journée de ce lundi, ils ont déclaré que tout se passait bien avec Europe Ecologie et le Front de gauche au sujet des alliances pour le second tour. Et en fin de journée, le socialiste Claude Bartolone, accompagné du Vert Jean-Marc Brûlé, a annoncé qu'un «accord national avait été conclu».

Imbroglio chez Europe Ecologie

«Au plan national, nous sommes arrivés à un accord. On est plutôt satisfait, la proportionnelle au pourcentage des voix obtenues au premier tour est respectée et on est certain d'obtenir des vice-présidences importantes», a ajouté Jean-Marc Brûlé, joint par 20minutes.fr.

Mais le PS a sans doute été un peu trop vite en besogne et Europe Ecologie ne sait plus où donner de la tête. En effet, malgré l'assentiment de Jean-Marc Brûlé, Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts, s'est empressé dans la foulée de démentir cet accord, ayant lui-même déclaré un peu plus tôt que s'il fallait «trouver le plus vite possible» un accord, celui-ci aurait lieu «plutôt mardi matin» car «la nuit porte conseil.

L'annonce précédente «nous laisse perplexes», a indiqué Jean-Vincent Placé. «Comment peut-on parler d'accord national alors que des régions, comme l'Ile-de-France, discutent encore et qu'une triangulaire est annoncée en Bretagne?» a-t-il demandé. «On continue à discuter». 

Risque de triangulaires en Bretagne et dans le Limousin

Interrogé par LCI à propos des désaccords qui subsistent en Bretagne mais également dans le Limousin avec l'extrême-gauche, Claude Bartolone les a reconnus, mais il a estimé que de nouvelles discussions permettraient de trouver un compromis. De plus, il a préféré minimiser le démenti de Jean-Vincent Placé qui, selon lui, n'aurait passé que «quelques moments» à la table des négociations.

Même son de cloche du côté de Jean-Marc Brûlé qui estime que la réaction d'étonnement de Jean-Vincent Placé est à mettre sur le compte de la fatigue et que ce dernier ne devait sans doute pas être au courant. «Mais ceci n'est pas très important, c'est anecdotique, une aventure de fin de journée», ajoute le secrétaire national adjoint qui assure que Cécile Duflot a entériné cette «dynamique d'accord national» par l'intermédiaire de Pascal Durand, délégué national d'Europe Ecologie.

Or, au bureau politique des écologistes, on affirme qu'aucun accord n'a été trouvé et que «l'annonce est prématurée». «C'est un problème de communication», explique Michael Luzé, responsable des relations presse d'Europe Ecologie, à 20minutes.fr. Il assure que Cécile Duflot se place sur la même ligne que Jean-Vincent Placé, ajoutant encore un peu plus de confusion à l'affaire.

De nombreuses fusions de listes déjà effectuées

A l'heure qu'il est, il est donc clair que l'accord n'est pas «national», même s'il est acquis que des fusions de listes entre Europe Ecologie et le PS dans une large majorité de régions ont été effectuées ce lundi.

C'est le cas notamment en Alsace, en Lorraine, en Pays de la Loire et en Provence-Alpes-Côte d'Azur (avec le Front de Gauche en plus). Les tractations ont également très bien avancé ce lundi en Poitou-Charentes.