David Assouline: «La stratégie de racolage de l'UMP n'aura pas d'impact sur les électeurs»

REGIONALES Le sénateur socialiste de Paris commente pour 20minutes.fr le bon résultat des socialistes au premier tour...

Propos recueillis par Corentin Chauvel

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HALEY / SIPA
Que retirez-vous des résultats du premier tour pour le PS?

C'est un encouragement et une responsabilité. Il y a des attentes de la part des Français. S'ils ont mis la gauche en haut, c'est qu'ils veulent lui confier des responsabilités. Cependant, nous ne sommes qu'à la mi-temps du match, personne n'est encore élu, il faut respecter la démocratie et le citoyen à qui on ne donnerait pas confiance en nous considérant déjà comme vainqueurs.

La forte abstention et le vote sanction contre Nicolas Sarkozy atténuent-ils vos bons résultats?
Ce ne sont que des commentaires et des analyses. Je pense au contraire que les Français ont exprimé un vote lié aux régions.

Concernant l'influence de l'abstention, la droite ne disait pas cela aux européennes où cela ne nous a pas profité. C'est un mépris des électeurs. On peut tous être attentifs à cette question, il suffit de tenir ses promesses, ce que n'a pas fait Nicolas Sarkozy.

Dans toutes les élections, il y a toujours une part de jugement de la politique gouvernementale, mais, encore une fois, je ne pense pas que cela ait constitué le corps du sujet cette fois-ci.

Que pensez-vous des manoeuvres de l'UMP pour rallier notamment le vote écologiste?
Ils ne savent plus où ils en sont, ils paniquent et il ne reste plus que cela à faire. J'ai également vu sur les plateaux de télévision dimanche soir que la droite avait ressorti ses fantasmes, notamment la peur des socialo-communistes. Mais cette stratégie de racolage ne va pas avoir d'impact sur les électeurs.

Comment se passent justement les tractations qui se déroulent en ce moment avec Europe Ecologie?
Cela se passe bien. Il y a près de 1.800 candidats, nous devons faire de nouvelles listes et il faut comprendre que cela nécessite plus d'une journée. Il ne faut donc pas interpréter le temps que cela prend comme un signe de difficultés. Il est évident que nous allons faire des listes communes, personne n'y va par la menace. De plus, les négociations se font surtout au niveau local. Au niveau national, ce n'est qu'une régulation pour régler les conflits éventuels.

Que pensez-vous de ce nouveau statut de troisième force qu'a acquis Europe Ecologie?
C'est une bonne nouvelle! C'est bien pour la gauche que le PS soit la première force et Europe Ecologie la troisième. On a besoin de nous réunir pour préparer une alternance.

Comment envisagez-vous ce deuxième tour? Le grand chelem est-il possible?
C'est notre objectif et si on se base sur les résultats du premier tour, on voit que c'est envisageable dans toutes les régions.