Les régions à suivre au deuxième tour

REGIONALES Petit tour d'horizon des coins où il va y avoir du sport...

J. M.

— 

Deux fois député, présent au second tour de la présidentielle en 2002, Jean-Marie Le Pen a été deux fois conseiller régional de Paca.
Deux fois député, présent au second tour de la présidentielle en 2002, Jean-Marie Le Pen a été deux fois conseiller régional de Paca. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Champagne-Ardenne: le coup de pouce du FN à la gauche
L'UMP veut y croire, mais le FN pourrait bien jouer les trouble-fêtes. Au premier tour, le candidat du parti présidentiel a une courte tête d'avance sur le président divers gauche sortant. Mais alors que la gauche peut compter sur les 8,48% du candidat écologiste, la droite ne dispose pas de réserve de voix dans la région. La triangulaire imposée par les 15,85% recueillis par le candidat du Front national risque fort d'être fatale au candidat UMP, qui cherche à mobiliser les troupes dans une région où l'abstention a battu des records (56,95%).

La Corse: une prise de guerre à gauche?
La route qui mène le PS au grand chelem passe par la Corse. Mais si la gauche semble en mesure de ravir la région à l'UMP, elle devra composer, en plus de ses alliés d'Europe écologie, avec les nationalistes locaux. Les deux listes (modérés et indépendantistes) ont recueilli au total 27,76% des suffrages, contre 21,34 % pour l'UMP sortant et environ 40% pour les quatre listes de gauche additionnées.

>> Quelles voix pour l'UMP au second tour? Pour le savoir, cliquez ici

L'Alsace: dernier bastion UMP?
La région est indécise. Depuis le début de la campagne, les sondages annoncent qu'elle restera à droite, puis qu'elle deviendra verte. Au soir du premier tour, c'est bien l'UMP sortant qui vire en tête avec un score de 34,94%, devançant le PS Jacques Bigot, qui obtient 18,97%. Un chiffre qui risque d'être insuffisant pour battre la droite, même en y ajoutant les 15,60% du candidat écologiste Jacques Fernique.

Pays de la Loire: difficiles tractations en vue à gauche
L'UMP y croyait. Le parti présidentiel espérait pouvoir enlever la région au président socialiste sortant, mais c'est bien ce dernier qui est arrivé en tête au premier tour. Mais à droite, tout espoir n'est pas perdu. Car si les scores additionnés des listes PS et Europe écologie leurs promettent la victoire, encore faut-il pouvoir s'entendre. Et dans la région, un projet d'aéroport dans la périphérie nantaise oppose ouvertement les deux groupes.

>> Le point complet sur les tractations à gauche, c'est par ici

Deux régions à garder à l'oeil
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, comme en Champagne-Ardenne, le FN est venu imposer une triangulaire au soir du premier tour. Le vieux leader frontiste Jean-Marie Le Pen a réalisé un score surprise de plus de 20%, juste derrière le sortant socialiste Michel Vauzelle, lui-même devancé par Thierry Mariani (UMP). Une situation qui devrait sonner le glas du candidat de la majorité.

Du côté de la Franche-Comté, la soirée avait mal commencé pour Alain Joyandet. Le candidat UMP n'a devancé que de deux points la présidente socialiste actuelle. Insuffisant pour espérer l'emporter, face au score du FN et à la promesse des reports de voix écologistes. Oui mais voilà, quelques heures plus tard, les verts auraient claqué la porte des négociations...