Régionales: L'opposition de style des candidats en Ile-de-France

POLITIQUE À l'issue du premier débat, «20 Minutes» livre son sentiment...

Alexandre Sulzer

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À gauche, Alain Dolium (MoDem) et Valérie Pécresse (UMP), à droite, Cécile Duflot (Verts) et Jean-Paul Huchon (PS). Tous les candidats à la région Ile-de-France étaient présents pour un débat sur le plateau de LCI lundi 8 février 2010.
À gauche, Alain Dolium (MoDem) et Valérie Pécresse (UMP), à droite, Cécile Duflot (Verts) et Jean-Paul Huchon (PS). Tous les candidats à la région Ile-de-France étaient présents pour un débat sur le plateau de LCI lundi 8 février 2010. — Sipa

Pas de grande surprise lundi soir lors du premier débat, assez convenu, qui a opposé sur LCI les principales têtes de liste aux régionales en Ile-de-France: Jean-Paul Huchon (PS), président sortant du conseil régional, Valérie Pécresse (UMP), Cécile Duflot (Europe-Ecologie) et Alain Dolium (MoDem). 20 Minutes dresse une typologie des candidats, en fonction de leur prestation.

>> Retrouvez le journal de la campagne du lundi 8 février par ici

Le plus concret C’est Alain Dolium. Bien dans ses baskets d’outsider qui ressemble à Monsieur-Tout-le-Monde, il a évoqué les problèmes rencontrés par les usagers de la ligne de bus «195A de Montrouge à Vélizy». Et s’est dressé contre les «envolées» de ses adversaires.

Le plus lyrique C’est, sans surprise, Jean-Paul Huchon, amateur de bonnes formules. «Ne faites pas Pénélope, celle qui défait la nuit ce qu’elle fait le jour!», a-t-il lancé à son adversaire UMP, ministre de la Recherche, à qui il reproche une contradiction entre ses promesses de campagne et son action au gouvernement.

La plus prudente C’est Cécile Duflot. Celle qui devra accorder ses violons avec le PS pour former une liste unique au second tour a pris soin de préciser qu’on «peut se mettre d’accord sur un projet de compromis».

La plus interrogative C’est Valérie Pécresse. Elle n’a cessé d’interroger Jean-Paul Huchon sur son bilan. «Le contribuable paiera comme d’habitude?» ou encore «Que n’avez-vous emprunté et réalisé depuis 12 ans?»