La Coopol: un Facebook politique?

WEB Visite guidée du réseau social du Parti socialiste...

Oriane Raffin

— 

La page d'Anne Hidalgo sur le site la Coopol, le réseau social du Parti socialiste.
La page d'Anne Hidalgo sur le site la Coopol, le réseau social du Parti socialiste. — DR

Jeudi dernier, c’était l’UMP qui lançait les Créateurs de possibles, son réseau social. Ce mardi, c’est au tour du PS de mettre en ligne Coopol. Un lancement un peu différé puisque le projet, débuté en février dernier, est déjà accessible à certains militants depuis 1 mois et demi. Selon le PS, il y aurait ainsi 5.000 inscrits dont 2.500 actifs. Du coup, forcément, de prime abord, le site donne l’impression d’être assez riche et de déjà «vivre». Ce qui incite plutôt à rejoindre la communauté.
 
Dès l’inscription, on est catalogué. Soit adhérent, soit sympathisant MJS ou PS. Pas possible d’être simple observateur ou simple contributeur. Comme au sein du PS, tout le monde se tutoie, à commencer par le site qui nous indique, par exemple, «ta demande de coopain a bien été envoyée».
 
Coopains mais pas camarades

En revanche, on parle de coopains et non de camarades, «car le site est ouvert à tous, pas seulement aux adhérents» explique Valerio Motta, responsable du site web. Un groupe a même été créé pour que le terme de «camarades» soit utilisé... aussitôt suivi par la création d’un autre, pour défendre les «coopains», un terme plutôt convivial.
 
Des fonctionnalités proches de Facebook

Chaque coopain dispose de sa page personnelle, un peu comme sur Facebook, avec un profil qui recense aussi ses mandats, ses responsabilités au sein du PS, ses centres d’intérêts, mais aussi des liens vers ses sites et comptes Twitter et Facebook. Une bonne façon de centraliser les données.
 
Enfin, un «statut», comme sur Facebook, permet de donner une courte information, actualisable très simplement. Sur le profil de chaque coopain, on retrouve ses contacts, ses groupes et missions mais aussi un résumé chronologique de son activité sur le site et les messages laissés par ses coopains.
 
Un site tourné vers le pratique et l’organisation

Dans les groupes, on peut partager des liens, des documents. «L’idée, à terme, c’est qu’on puisse travailler, ensemble, sur un même document, avec un système de wiki», explique Valerio Motta.
 
Pour le moment, c’est plus léger, mais il est déjà possible de s’inscrire à des événements, réclamer des bénévoles pour une distribution de tracts ou encore engager un débat...
 
Un site ou un bar?

Le nom du réseau social, lui, ne fait pas l’unanimité. Si Coopol est l’acronyme de coopération politique, pour beaucoup, notamment sur Twitter, ça rappelle une célèbre brasserie parisienne... la Coupole. Même s'il faut plutôt prononcer Cohopol. Ainsi, Stephan75, y voit «1 bar à Paris où des vieilles draguent des jeunes» et cinema_bilingue demande s’il y aura «des plateaux de fruits de mer».

Des plateaux de fruits de mer qui pourraient peut-être attirer les éléphants du parti... car à l’instar du réseau social de l’UMP, les grands noms du parti ne pointent que timidement leur nez. Martine Aubry s’y est déjà mise, Jean-Paul Huchon aussi et, sans surprise, Anne Hidalgo, déjà très présente sur Twitter. Pas de trace en revanche de Ségolène Royal, Laurent Fabius ou Vincent Peillon...