Un élu Vert, candidat sur la liste Royal pour les régionales, suspendu par son parti

ELECTION Il lui est reproché de ne pas avoir respecté la stratégie d'autonomie décidée pour le 1er tour...

N. B. avec agence

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Ségolène Royal pose dans un véhicule électrique utilisé en région Poitou-Charentes, Paris, le 1er octobre 2008.
Ségolène Royal pose dans un véhicule électrique utilisé en région Poitou-Charentes, Paris, le 1er octobre 2008. — G. FUENTES / REUTERS

Il faut croire que le succès électoral historique des élections européennes a donné envie aux Verts de voler de leurs propres ailes. Et pour ça, rien de tel qu'un bon coup de règle sur les doigts pour rappeler à tous le nouveau poids politique des défenseurs de la cause environnementale.

Alain Bucherie l'a ainsi appris à ses dépens. Le trésorier régional du parti écologiste a annoncé dimanche sa suspension par le conseil d’administration régional des Verts, après l'annonce de sa candidature sur la liste de Ségolène Royal aux élections régionales de Poitou-Charentes.

La raison: «Le Collège exécutif des Verts, à la demande du conseil d’administration régional, a prononcé ma suspension pour ne pas avoir appliqué la directive nationale de stratégie d’autonomie au 1er tour, pour les prochaines élections régionales (contrairement aux élections de 2004 où les écologistes avaient accepté les alliances dès le premier tour, ndlr)», a expliqué dans un communiqué Alain Bucherie, également adjoint Vert au maire socialiste de La Rochelle, Maxime Bono.

«Les Verts ont raté une chance historique»

«Le conseil d’administration régional s’apprête à me condamner à une double peine, jeudi 7 janvier, avec une volonté d’exclusion définitive», a-t-il poursuivi.

Alain Bucherie, qui regrette «cette dérive et cet acharnement contre (sa) décision», se demande si «les Verts sont devenus un parti autoritaire et centraliste, ne laissant ni autonomie ni liberté aux régions ou aux groupes locaux».

Selon lui, «les Verts ont raté une chance historique» de figurer en bonne place au sein du Conseil régional de Poitou-Charentes, puisque l'actuelle présidente Ségolène Royal leur offrait sur sa liste «onze places éligibles et un siège de premier vice-président». Ségolène Royal avait annoncé le 6 décembre que deux membres des Verts - dont un conseiller régional sortant - et un militant syndical avaient rejoint ses listes.