Pour Moscovici, une quatrième défaite consécutive à la présidentielle serait fatale au PS

POLITIQUE Le député socialiste du Doubs dispense ses conseils pour que cela n'arrive pas...

B.D. avec agence

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  — J. NAEGELEN / REUTERS

La mort du PS si une quatrième défaite consécutive à l'élection présidentielle devait advenir? C’est en tout cas ce que craint le député socialiste Pierre Moscovici. Dans un entretien publié jeudi dans France-Soir, le député du Doubs affirme: «Avec une quatrième défaite, pour le coup, le Parti socialiste n'y résisterait pas».
 
Interrogé sur les primaires, Pierre Moscovici estime que «le bon créneau se situe entre juin et octobre 2011» car, selon lui, «ce serait une faute lourde de précipiter cette affaire». «Il faut qu'elles se déroulent suffisamment tôt pour que le parti, qui aura été secoué par la confrontation, se rassemble, et suffisamment tard pour que l'effet mobilisateur se poursuive jusqu'à l'élection», précise l'ancien ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin.
 
«Critères» pour sélectionner les candidats


Rappelant qu'il n'y avait «pas de candidat désigné» pour les primaires, Pierre Moscovici a évoqué le «critère du renouveau» avec son éventuelle candidature et le «critère du recours» avec celle de Dominique Strauss-Kahn. Le président du FMI «est dans toutes les têtes, et il devra, vers fin 2010, lever les ambiguïtés», prévient le député.
 
«Le pire serait que se reproduise ce qui s'est passé avec Jacques Delors: un suspens maintenu trop longtemps qui, à la fin, affaiblit le parti et fait que le candidat investi n'est là que pour figurer», souligne-t-il.