71% des Français ne connaissent pas le nom du président de leur région

REGIONALES Mais certain(e)s sont plus connu(e)s que d'autres...

Avec agence

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Le gouvernement a présenté mercredi en Conseil des ministres un projet de loi organique qui modifie certaines des dispositions actuelles concernant la campagne et le scrutin présidentiels.
Le gouvernement a présenté mercredi en Conseil des ministres un projet de loi organique qui modifie certaines des dispositions actuelles concernant la campagne et le scrutin présidentiels. — Joël Robine AFP/Archives

Connaissez-vous le nom de votre président de région? Non? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Selon un sondage LH2 pour France Bleu et le syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) à paraître mardi, seuls 29% des Français sont capables de citer spontanément le nom du président de leur région.

6% se trompent et 65% ne donnent aucun nom. Au final, en ajoutant les 34% des Français qui se souviennent du nom de leur président de région après citation, 63% des personnes interrogées connaissent le responsable de leur exécutif régional.

Ségolène Royal en tête

La présidente PS de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, arrive largement en tête du palmarès des présidents les plus connus, avec 85% des habitants de sa région la citant spontanément. Elle est suivie par Georges Frêche (divers gauche) en Languedoc-Roussillon, (60%) et les socialistes Martin Malvy (Midi-Pyrénées) et Michel Vauzelle (PACA) qui se partagent la troisième position, à égalité, avec 41%.

En queue de peloton, François Bonneau, président PS de la région Centre, n'est cité que par 7% des habitants de sa région.

S'agissant de la couleur politique de leur région, 63% des personnes interrogées ont donné une réponse exacte, un résultat «qui peut être relativisé», selon LH2, dans la mesure où seules deux régions métropolitaines sur 22 sont à droite.

La situation sociale et économique déterminante

Quant au critère «le plus déterminant» pour leur choix pour les prochaines élections régionales, 45% des personnes interrogées disent qu'elles se détermineront en fonction de la situation sociale et économique.

Un quart seulement (25%) prendra principalement en compte le bilan du président sortant de la région et de sa majorité. Enfin, pour 20%, le choix sera avant tout fondé sur la politique menée par le gouvernement.

Enquête réalisée par téléphone du 30 octobre au 28 novembre auprès de 5.100 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, élaboré selon la méthode des quotas.