Le Nouveau centre veut reprendre le nom de l'UDF

POLITIQUE Les anciens amis de François Bayrou revendiquent l'héritage du parti...

20 Minutes.fr

— 

Vingt-deux députés UDF sortants affirment mercredi leur volonté "d'inscrire sans hésitation leur démarche dans la majorité présidentielle qui se dessine" autour de Nicolas Sarkozy, "tout en conservant leur autonomie au Parlement, et sans intégrer lUMP".
Vingt-deux députés UDF sortants affirment mercredi leur volonté "d'inscrire sans hésitation leur démarche dans la majorité présidentielle qui se dessine" autour de Nicolas Sarkozy, "tout en conservant leur autonomie au Parlement, et sans intégrer lUMP". — Thomas Coex AFP/Archives

Le ministre de la Défense Hervé Morin, président du Nouveau Centre, partenaire de la majorité présidentielle, entend rebaptiser son parti du nom de l'UDF, l'ancienne formation giscardienne dont il revendique l'héritage politique. Il a annoncé devant des journalistes qu'il officialiserait cette «OPA» sur le sigle UDF le 12 décembre, lors du prochain conseil national de son parti à Paris.

Problème, le sigle et les biens de l'UDF sont actuellement détenus par une association dont le bureau de 30 membres est composé d'une majorité de membres du MoDem, le parti de François Bayrou, et d'une minorité de centristes proches du sénateur Jean Arthuis.

Tribunes


Si le Nouveau centre n'est pas représenté dans cette structure, son président revendique l'héritage politique de la formation giscardienne, estimant que François Bayrou ne peut s'en prévaloir «tout en faisant des tribunes communes avec Robert Hue», ancien secrétaire général du PCF.

Interrogé sur la perspective d'une bagarre autour de cet héritage, le ministre a lancé : «j'espère bien qu'il va y avoir bagarre», certain que sa médiatisation ne peut que profiter à son parti. Le NC souffre en effet d'un déficit de notoriété dans l'opinion où seuls 65% des Français connaissent son nom. Hervé Morin a constaté que l'UDF bénéficiait d'une notoriété intacte et que l'association NC-UDF dopait les scores électoraux de ses candidats.