En visite dans la région parisienne, Nicolas Sarkozy assume le volet sécuritaire de son gouvernement

REPORTAGE Et en remet une couche sur la vidéosurveillance, qu'il appelle vidéo protection...

Au Perreux-sur-Marne, Vincent Vantighem

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De gauche à droite, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, et Nicolas Sarkozy, le 24 novembre 2009 à Epinay sur Marne
De gauche à droite, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, et Nicolas Sarkozy, le 24 novembre 2009 à Epinay sur Marne — PHILIPPE WOJAZER-POOL/SIPA

Au moins, cette fois, c'est clair. Nicolas Sarkozy a répondu, ce mardi midi, à tous ceux qui l'accusaient d'agiter le chiffon de l'insécurité à quelques mois des élections régionales. Eh bien oui, le chef de l'Etat assume. Mieux, il propose à la gauche de débattre carrément du sujet. «Que ceux qui sont contre la vidéo protection le disent! Qu'ils disent qu'ils enlèveront les caméras de leurs régions s'ils sont élus...», a-t-il lancé lors d'une table ronde au Perreux (Val-de-Marne).

Peu de nouveautés

La conférence s'intitulait «agir pour la sécurité des Français». En fait, le Président et ancien ministre de l'Intérieur a déjà agi. Depuis 2002, une vingtaine de lois ont été adoptées sur ce sujet. Ce mardi midi, il n'a donc pas proposé grand chose de neuf, se contentant de rappeler la loi contre les bandes, celle contre le port des cagoules ou la lutte «sans merci» qu'il livre aux trafics de drogues...

Assis sur le tryptique fiscalité-sécurité-immigration, Nicolas Sarkozy s'est en fait livré à un discours de campagne. «Je ne veux pas faire d'amalgame odieux entre immigration et sécurité. Mais tant que je serai Président, il n'y aura pas de régularisation globale des sans-papiers», a-t-il lancé à l'attention de Martine Aubry.

Quelques minutes plus tôt, il s'était permis une autre liberté sur l'ordre du jour. Interrogé par un buraliste sur les braquages des bureaux de tabac, le chef de l'Etat a répondu qu'il ne reviendrait «jamais sur la baisse de la TVA dans la restauration». Avant de lâcher dans un sourire: «Ce n'était pas votre question. C'est tout à fait ma réponse...»

Tout sourire

Applaudi par une salle acquise à sa cause, le Président s'est même accordé un rapide bain de foule avant de sortir. L'occasion pour une vieille dame de l'interpeller sur le pas de la porte: «il faut tout faire pour éviter un retour du FN», a-t-elle réclamé. Le chef de l’Etat lui a répondu par un sourire enjôleur. Il s'y emploie.