Devant les maires, Fillon défend la suppression de la taxe professionnelle

POLITIQUE Il a été accueilli par de copieux sifflets...

Avec agence

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François Fillon lors d'une conférence de presse à Moroni, aux Comores, samedi 11 juillet 2009.
François Fillon lors d'une conférence de presse à Moroni, aux Comores, samedi 11 juillet 2009. — AFP / Tony Karumba

Cela ne va pas être possible. Devant l'association des maires de France réunie en congrès ce mardi, François Fillon a affirmé que le gouvernement ne «pouvait accepter de repousser» la réforme de la taxe professionnelle, qu'il a qualifiée de «vitale» malgré la ferme opposition qu'elle suscite parmi les élus locaux.

«On peut toujours trouver des raisons de reporter une réforme, qui, au demeurant, est réclamée depuis longtemps pratiquement par tout le monde», a lancé le Premier ministre à la tribune, devant un parterre de plusieurs milliers d'élus. Alors que le président de la République, présent en 2007 et 2008, n'est pas venu, François Fillon a justifié sa présence par «le respect» qu'il leur doit.

Il avait pourtant été accueilli par des sifflets nourris à son arrivée dans le grand auditorium, porte de Versailles:
 

«Il y a des questions, des doutes, parfois des inquiétudes ou des critiques sur les réformes en cours», a-t-il ajouté devant une salle pleine, où le public dépassait largement les quelque 4.000 places assises.

Le Premier ministre a assuré que «les ressources financières des collectivités locales seront confortées» après la réforme de la taxe professionnelle. «Il ne s'agit pas de réduire les ressources financières des collectivités locales: elles seront confortées à l'issue de la réforme que propose le gouvernement», a déclaré le Premier ministre. Et de promettre: «Il ne s'agit pas de redéployer les charges des entreprises vers les ménages: les ménages ne sont pas affectés par la réforme.»