Charles Pasqua mouille Jacques Chirac et Dominique de Villepin

JUSTICE Dans le scandale de l'Angolagate...

E.J., P.K.

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Quant au sénateur UMP Charles Pasqua, qui semble occuper une place de choix dans les carnets à spirales, il "joindra sa plainte aux plaintes déjà déposées", ou "déposera plainte en son nom", selon son avocat.
Quant au sénateur UMP Charles Pasqua, qui semble occuper une place de choix dans les carnets à spirales, il "joindra sa plainte aux plaintes déjà déposées", ou "déposera plainte en son nom", selon son avocat. — Martin Bureau AFP
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Charles Pasqua contre attaque. Après avoir écopé d'une peine d'un an de prison dans l'affaire de l'Angolagate, l'ancien ministre de l'Intérieur a lâché un certain nombre de noms au courant de la livraison de matériel militaire à l'Angola à la Russie, notamment Jacques Chirac, Dominique de Villepin. «Le chef de de la diplomatie parallèle c'était Chirac», a asséné l'ancien ministre de l'Intérieur.

«J'accuse Jacques Chirac de n'avoir pas assumé ses responsabilités. Il en est de même pour Dominique de Villepin. Tous deux ont manqué à leur devoir» a-t-il dit, dénonçant un comportement «inacceptable». Selon lui, «Les plus hautes autorités de l'Etat étaient au courant» du rôle d'intermédiaire d'Arcadi  Gaydamak. «Début 1996, Gaydamak a mis à profit ses relations en Russie» pour faire libérer les pilotes français détenus en Bosnie , dit-il citant une note de la direction de surveillance du territoire (DST).

Memorandum


Il assure notamment avoir rédigé un memorandum à l'attention de Jacques Chirac en janvier 1996. «Je ne sais pas s'il est classé secret-défense, mais je lève le secret-défense à votre intention», a dit Charles Pasqua, qui va communiquer le dossier aux journalistes. Il a également demandé «le lancement d'une pétition des parlementaires sur la levée du secret défense sur les ventes d'armes depuis 2002». Pourquoi 2002? «C'est parce qu'il faut bien donner une date. Si on veut remonter plus lon, ça ne me dérange pas, même si ça peut en déranger d'autres».

Concernant le verdict judiciaire, il a estimé que le jugement était «partial», résultat d'une «instruction conduite à charge». Selon lui, «il y a eu énormément d'efforts» pour l'impliquer dans l'affaire. Il a également ironisé sur l'accusation d'avoir reçu une contrepartie financière en échange de la décoration reçue par Arcadi Gaydamak. «Est-ce que quelqu'un imaginerai un seul moment que je me prostituera pour la vente d'une décoration?» s'est-il amusé.

«Mon ambition n'est pas de devenir le champion de la balance» a-t-il répondu à des journalistes le pressant de donner des noms. «Lorsque l'on évoque de l'argent qu'auraient reçu des partis politiques, je n'oublie pas que certaines personnes n'ont pas hésité à se serivir au passage», avait-il lancé d'un air faussement innocent.

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