François Fillon a bien vu Nicolas Sarkozy le 9 novembre 1989

POLITIQUE Le Premier ministre accrédite la version de son Président...

A. A. avec agence

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Le Premier ministre François Fillon a affirmé mardi à Washington que l'Etat est "opposé" au versement d'une prime de départ au PDG de Valeo, estimant que ceux qui ne font pas "preuve de responsabilité mettent en péril l'ensemble de notre système économique et social".
Le Premier ministre François Fillon a affirmé mardi à Washington que l'Etat est "opposé" au versement d'une prime de départ au PDG de Valeo, estimant que ceux qui ne font pas "preuve de responsabilité mettent en péril l'ensemble de notre système économique et social". — Saul Loeb AFP

Qui a vu Nicolas Sarkozy le 9 novembre 1989 à Berlin? La question a pris des airs de Cluedo géant. Ce lundi après-midi, c’est au tour de François Fillon de jouer. Le Premier ministre a assuré lundi qu'il avait bien croisé Nicolas Sarkozy dans la soirée du 9 novembre 1989 à Berlin, corroborant le récit du président de la République qui a été contesté dans son calendrier et ses détails.

«Le calendrier du président de la République et le mien semblent presque plus importants que la chute du mur de Berlin elle-même», s'est exclamé le Premier ministre, interrogé par la presse en marge d'un déplacement en Moselle sur le thème de la sécurité.

Rencontre surprise

Il a ensuite raconté sa propre version des événements, dont on célèbre le vingtième anniversaire. «J'étais à Berlin le 7 novembre (1989, ndlr), je participais à un colloque organisé à la fois par l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est sur les relations est-ouest», a expliqué celui qui était alors député, membre de la commission de la Défense à l'Assemblée.

«Le 9 novembre», a-t-il poursuivi, «les participants allemands se sont de plus en plus égayés pour voir ce qui se passait notamment à la porte de Brandebourg (...) Nous avons passé toute l'après-midi, toute la soirée, à assister aux premières grandes manifestations autour du mur et vers 23h nous avons croisé entre la porte de Brandebourg et Check point Charlie Alain Juppé, qui était accompagné de Nicolas Sarkozy et de Philippe Martel, nous avons bavardé quelques minutes ensemble». Une version déjà racontée à 20minutes.fr par Philippe Martel, chargé en 1989 de l'international au RPR.