Louis Giscard d'Estaing: «Si Jean Sarkozy renonçait à la présidence de l'Epad, ce serait respecté»

POLITIQUE Les conseils d'un fils de président à un autre...

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Le député UMP Louis Giscard d'Estaing a lancé mercredi sa campagne en faveur de l'émission du billet d'un euro, en vue de permettre aux Européens d'avoir "une juste perception" de la valeur de leur monnaie sur le marché international, notamment vis-à-vis du dollar.
Le député UMP Louis Giscard d'Estaing a lancé mercredi sa campagne en faveur de l'émission du billet d'un euro, en vue de permettre aux Européens d'avoir "une juste perception" de la valeur de leur monnaie sur le marché international, notamment vis-à-vis du dollar. — Thierry Zoccolan AFP/Archives

Il n'y a que l'opposition qui grince des dents au sujet de la promotion de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad. La majorité semble elle aussi embarrassée. Après Jean-François Copé, Pierre Cardo, et Rama Yade, c'est au tour du député du Puy-de-Dôme, Louis Giscard d'Estaing de commenter l'affaire. Il sait de quoi il parle quand il évoque les difficultés de l'hérédité en politique. Il siège dans la même circonscription que son président de père, dont il a pris la succession en 2002. Selon lui, lorsque l'on porte un nom comme celui-ci, on est toujours soumis à une question: «Est-ce que c'est par vos mérites propres que vous avez accédé à telle ou telle fonction ou est-ce que c'est  selon des règles qui seraient soumises à la question du favoritisme?», explique-t-il sur RTL. Il souligne ainsi qu'il vaudrait peut-être mieux que Jean Sarkozy «prenne le temps d'un certain nombre d'étapes intermédiaires». Y aurait-il un soulagement dans la majorité s'il renonçait à prendre la présidence du quartier d'affaires de la Défense? «Je pense que ce serait respecté», a répondu Louis Giscard d'Estaing, maniant l'euphémisme.

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Il a toutefois estimé que la situation de Jean Sarkozy était «difficile à vivre». C'est «une situation exceptionnelle, et qui s'impose à vous». Et évidemment «à travers lui rejaillit l'image du président de la République et de sa famille politique», dit-il. Il a notamment évoqué une de ses conversations avec l'amiral Philippe de Gaulle, fils du général, qui lui aurait dit: «Je n'envie pas votre situation.» Même en tant que militaire, son nom de famille était dur à porter, raconte Louis Giscard d'Estaing: «A chacune de de ses promotions dans la marine nationale, on suspectait que c'était parce qu'il était le fils du général de Gaulle qu'il avait accédé à telle ou telle promotion».