Devedjian ose des comparaisons entre Clearstream et l'affaire Dreyfus

POLITIQUE Le ministre de la Relance économique a défendu également la participation de Nicolas Sarkozy au procès...

E.J.

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Une prime exceptionnelle de 200 euros pour les titulaires du RMI et une aide à l'embauche dans les petites entreprises figurent parmi les premières mesures du plan de relance de 26 milliards qui ont été instituées par décret, a indiqué lundi Patrick Devedjian.
Une prime exceptionnelle de 200 euros pour les titulaires du RMI et une aide à l'embauche dans les petites entreprises figurent parmi les premières mesures du plan de relance de 26 milliards qui ont été instituées par décret, a indiqué lundi Patrick Devedjian. — Gerard Cerles AFP/Archives

L'air de rien, Patrick Devedjian a gentiment frôlé le point Godwin. Invité des «Questions du mercredi» sur France Inter, le ministre de la relance a dressé une comparaison entre l'affaire Clearstream et l'affaire Dreyfus, ce capitaine qui avait arrêté et déporté au bagne pour des accusations - fausses - de trahison, sur fond d'antisémitisme. «Ca ne vous rappelle rien, la falsification d'un bordereau pour faire accuser quelqu'un? Cent ans après, est-ce encore possible?», a-t-il demandé, dans une allusion au document ayant abouti à l'arrestation de Dreyfus.

S'il a immédiatement précisé que: «ça n'a pas la connotation de l'affaire Dreyfus, ça n'a pas la dimension de l'affaire Dreyfus», il a toutefois précisé que «le mécanisme est exactement le même: la falsification d'un bordereau en vue de faire accuser un innocent»:
 



Avocat de formation, il a également pris la défense de Nicolas Sarkozy dans la polémique qui a suivi les propos du président de la République, désignant les prévenus de l'affaire Clearstream comme des «coupables». «Pour moi c'est la partie civile qui a répondu» dans l'interview, explique Patrick Devedjian, qui ajoute: «son avocat explique tous les jours que son adversaire [Dominique de Villepin, NDLR] est coupable».