Royal brocarde «l'insupportable mot taxe, même rhabillé en Vert»

POLITIQUE Elle l'a affirmé lors de sa «fête de fraternité» qu'elle organisait à Montpellier...

E.J., avec agence

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L'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal discute avec des militants, le 19 setembre 2009 à Montpellier, à son arrivée à la deuxième édition de la Fête de la fraternité.
L'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal discute avec des militants, le 19 setembre 2009 à Montpellier, à son arrivée à la deuxième édition de la Fête de la fraternité. — AFP / PASCAL GUYOT

Devant plusieurs milliers de personnes réunies à Montpellier pour la «Fête de la Fraternité», Ségolène Royal a souhaité «le dépassement du Parti socialiste» par un «mouvement puissant et accueillant que tout le pays attend».

Elle n'a cependant pas précisé d'avantage ce qu'elle entendait par là. Elle a évoqué des «salariés, jeunes de toutes origines et de tous horizons, syndicalistes, habitants des campagnes et des villes, intellectuels, acteurs engagés dans les associations».

Sur les analyses pointant l'éloignement de certains de ses partisans, elle a répondu «je ne me sens pas seule», opposant les militants présents aux à «quelques notables de la politique», qui «en attendant des jours meilleurs vont faire leur marché».

«L'insupportable mot taxe»


L'ancienne candidate à la présidentielle a également réitéré son opposition à la taxe carbone, prenant comme exemple ceux «qui utilisent leur voiture pour faire un pique-nique en famille», et qui seront taxés «comme si c'était un crime de lèse-planète». Elle a brocardé «l'insupportable mot taxe, même rhabillé en Vert».

«La France compte sur vous. Je continue à faire tout ce que je peux pour faire avancer cet idéal et ce siècle citoyen qui s'avance. A nous d'agir et de donner envie d'agir autour de nous», a-t-elle poursuivi. Face à «un sytème dont les machoires d'acier broient les plus faibles», elle a lancé: «revenons à notre humanité».

Accorder ses violons


A l'attention de Nicolas Sarkozy elle a lancé : «On ne peut pas ouvrir à gauche et gouverner à droite. On ne peut pas moraliser le capitalisme au G20 et protéger à l'Assemblée les niches fiscales et le bouclier fiscal. Ce n'est tout simplement pas possible!». «Je dis au Président de la République: on ne peut pas faire de grandes théories sur le bien-être ou le bonheur national brut à Pittsburgh et provoquer le mal-être à Gandrange, à Fabris, à Molex, à Continental»; a affirmé la présidente de Poitou-Charentes, qui a mis «au défi Nicolas Sarkozy d'accorder un peu ses violons, ses actes à ses paroles, ses belles déclarations d'intention à ses décisions politiques».

Elle a réitéré sa volonté de faire de son site un média: «à vos caméras!», a-t-elle lancé à ses partisans. Quelque 3.000 personnes participaient à la deuxième édition de la «Fête de la Fraternité», selon la maire de Montpellier Hélène Mandroux.