Pour Hollande, débattre avec le Modem est un exercice qui «mérite d'être engagé»

POLITIQUE L'ancien premier secrétaire du PS a discuté avec François Bayrou à l'occasion d'un forum organisé par Libération....

20minutes.fr

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Francois Hollande au congrès de Reims, le 14 novembre 2008.
Francois Hollande au congrès de Reims, le 14 novembre 2008. — REUTERS/Pascal Rossignol

Débattre avec Le Modem? «L'exercice mérite d'être engagé»: telle est la réponse de François Hollande au sujet de la proposition de François Bayrou de rassembler tous les partis opposés à Nicolas Sarkozy afin d'évaluer divergences et convergences, lors d'un Forum organisé par le quotidien Libération.

Cependant, l'ancien premier secrétaire du PS de 1997 à 2008 a précisé qu'il fallait «prendre plusieurs précautions». D'abord que «le débat soit ouvert à tous ceux qui le veulent, (...) transparent au grand jour». Et ensuite ne pas hésiter à «débattre de tout, en allant au coeur de ce qui fait le clivage entre gauche et centre».

Pour lui il s'agit si les poinst d'accords l'emportent sur les différences, «il faut proposer un débouché politique». Et dans le cas contraire «il faut éviter de proposer des illusions et des accords de circonstances», a-t-il ajouté. De son côté, François Bayrou a expliqué que «tous les partis qui acceptent de parler avec nous" sont invités à participer à ce "parlement de l'alternance». François Hollande a fait entendre sa différence sur le sujet: «je suis beaucoup moins ouvert que François Bayrou, qui est prêt à aller jusqu'à Monsieur Mélenchon ou Monsieur Besancenot. Pas moi. Peut-être parce que je les connais mieux que lui», a-t-il affirmé.

«Ne laissons pas croire que nous aurons un candidat commun à l'élection présidentielle, ce n'est pas possible», a souligné François Hollande. «Je ne demanderai pas ici à François Bayrou s'il est prêt à renoncer à sa candidature pour favoriser la victoire de l'opposition, je connais déjà sa réponse et je ne l'en blâme pas», a-t-il ajouté.

Pour l'élection présidentielle de 2012, François Hollande a appelé de ses voeux «un accord minimum de l'opposition pour dire, bien avant le second tour, que nous soutiendrons celui qui arrivera en tête de l'opposition».