Eric Woerth n'était pas le bienvenu à la Fête de l'Humanité

POLITIQUE Décidément, le gouvernement a eu du mal à se faire entendre lors des trois jours de débats et de concerts à La Courneuve...

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Le gouvernement "s'opposera à l'assemblée générale au versement de ce parachute doré", a affirmé Luc Chatel, son porte-parole tandis que le ministre du Budget, Eric Woerth a demandé à M. Morin de renoncer à son indemnité.
Le gouvernement "s'opposera à l'assemblée générale au versement de ce parachute doré", a affirmé Luc Chatel, son porte-parole tandis que le ministre du Budget, Eric Woerth a demandé à M. Morin de renoncer à son indemnité. — Martin Bureau AFP/Archives

Après Frédéric Mitterrand, sifflé et insulté samedi à la Fête de l’Humanité, cela a été au tour d’Eric Woerth, le ministre du Budget et de la Fonction publique, d’être hué dimanche à son arrivée sur le site de La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

Apparu vers 17h, Woerth a été accueilli par une trentaine de militants, dont beaucoup arboraient des autocollants du NPA d'Olivier Besancenot, qui se sont mis à crier «dehors le gouvernement», «dehors la droite», «à bas le gouvernement».

Débat contradictoire

Le ministre est, peu après, apparu à la tribune de l'Agora de L'Humanité pour participer à un débat intitulé «comment sortir de la crise?». Le débat a été perturbé, les militants continuant à siffler et huer le ministre qui semblait impassible sur sa chaise. «Licencieur, licencieur», a-t-on entendu dans l’assistance. Certains militants ont même soufflé: «C'est lui qui casse les services public, c'est lui qui privatise La Poste». Au premier rang, une militante communiste a assuré: "nous on est communistes, on veut débattre. Si on ne parle pas avec les gens avec qui on n'est pas d'accord, ça ne sert à rien!".

A la prise de parole du ministre, les sifflets ont redoublé. Eric Woerth a alors affirmé: «Les débats des idées, c'est important. C'est parce qu'on n'est pas d'accord que le débat doit avoir lieu». Avant d’ajouter: «Je ne crois pas à la démocratie des sifflets, je crois à la démocratie des urnes et des échanges d'idées», a-t-il poursuivi avant de développer ses arguments sur la lutte contre la crise.

Affluence

La Fête de l'Humanité s'est achevée dimanche soir après trois jours de débats et de concerts, battant un record d'affluence avec 600.000 personnes venues sur place (contre 500.000 l'année dernière).