Dominique de Villepin continue à faire des reproches à Nicolas Sarkozy

POLITIQUE L'ex Premier ministre dénonce l'immixtion du chef de l'Etat dans l'affaire Clearstream...

Avec agence

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Le procès de Dominique de Villepin, soupçonné d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy, dans l'affaire Clearstream, se déroulera à Paris du 14 septembre au 14 octobre.
Le procès de Dominique de Villepin, soupçonné d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy, dans l'affaire Clearstream, se déroulera à Paris du 14 septembre au 14 octobre. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Cela va être le clash de l’automne: celui qui opposera l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin à l’actuel président de la République Nicolas Sarkozy lors du procès Clearstream.

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Une semaine avant la première audience, prévue le 21 septembre prochain, Villepin a dénoncé ce dimanche sur Canal+ «l'immixtion du président de la République dans le dossier (Clearstream) qui en fausse le traitement».

Dominique de Villepin, accusé de dénonciation calomnieuse dans l'affaire des faux listings attribuant des comptes bancaires occultes à plusieurs personnalités, dont le chef de l’Etat, a insisté: «Je souhaite qu'on laisse faire la justice». «Dans la mesure où on veut résumer cette affaire à une rivalité entre Nicolas Sarkozy et (lui-même), c'est qu'on veut en faire une affaire politique», a-t-il enfin lâché.

Echanges acerbes

L'homme politique n'en est pas à sa première pique. Après avoir accusé Nicolas Sarkozy de «détournement de pouvoir», il avait reproché à son rival de «fragiliser notre modèle républicain»: «Nous sommes dans une situation inédite et malsaine. Garant de l'indépendance de la justice, le président de la République n'a pas à donner son opinion sur une affaire judiciaire en cours. A fortiori il est inconcevable qu'il le fasse (...) dans une affaire qui le concerne personnellement.»

De son côté, le président de la République a estimé qu’il était «grand temps que toutes ces combines sous la Ve République, une bonne fois pour toutes, on en soit débarrassé».